Nous nous sommes quitté sur Queenstown, un dimanche en fin
de journée.
Pour la dernière de Goulven, nous avons siphonné quelques
bières avant de goûter à ce fameux burger au Fergburger. Effectivement, ça vaut
le coup de s’y arrêter. Un seul burger et vous êtes rassasiés. Après, en termes
de goût, j’ai déjà connu mieux (mais je suis resté sur du classique).
Nous avons ensuite testé la vie nocturne de Queenstown mais,
comme redouté, le dimanche c’est très très calme. On teste un premier club.
Vide. On prend quand même le temps pour un billard. Puis on en fait un
deuxième. Ce n’est pas trop mal mais entre la musique, la fatigue et le peu de
monde, on se lasse assez vite. Aller, rentrons…
Day 20 : De la pluie de Queenstown à Milford Sound
C’est ballot à dire, mais on dort mieux dans le van que dans
une auberge. Goulven est parti tôt ce matin pour prendre son bus. Bon vent
l’ami, j’espère que l’on se recroisera sur Christchurch !
Petit déjeuner gratuit à l’auberge, on en profite. Et c’est
parti pour la journée.
Le temps est couvert sur Queenstown et la météo extrêmement
bizarre… En l’espace d’une minute on a droit à du soleil, du ciel bleu, des
nuages et de la pluie. Et il fait relativement très doux, surprenant. Face à
cette instabilité climatique, on décide d’abandonner le treck initialement
prévu, pour se rapprocher de Milford Sound.
Il n’y a qu’une chaîne de montagnes qui sépare les deux
villes. A vol d’oiseau, je dirai une quarantaine de kilomètres… mais c’est
surtout plus de 250km qu’il va falloir faire pour contourner ces massifs
montagneux. Qu’à cela ne tienne, nous avons le temps !
Avant de prendre la route, j’apprends que le XV de France
c’est pris une belle petite claque par les irlandais. Du coup, on se tape les
All Blacks en quart, ça promet ! Si j’en ai la possibilité, j’essaierai de
voir ce match dans un bar. L’ambiance peut être sympa.
Aller, on attaque la route. Première partie magnifique le
long du lac Wakatipu, entre les montagnes. On pourrait croire que ce sont les
mêmes paysages que les jours précédents et pourtant, tous paraissent uniques.
On traverse ensuite de grandes plaines et vallées peuplées
essentiellement de moutons, de quelques vaches et, plus étonnant, de quelques
« Bambi ». On dit que la Nouvelle-Zélande c’est le pays des moutons
et bien je vous le confirme. Il y a 20 fois plus de moutons ici, qu’il y a de
kangourous en Australie. Il y a 3 millions d’habitants en Nouvelle-Zélande pour
60 millions de moutons recensés. Soit 20 moutons par habitant !
La route nous amène jusqu’à Te Anau, l’entrée du Fiordland
National Park. C’est l’une des plus belles parties de la Nouvelle-Zélande. Mais
sous les nuages et la pluie, c’est difficile de vérifier.
On longe le Fiordland pour remonter jusqu’à Milford Sound.
En route, nous nous arrêtons sur plusieurs points, mais la météo n’est vraiment
pas au rendez-vous. Ce n’est que le deuxième jour de forte pluie de mon séjour
en Nouvelle-Zélande… ça reste deux de trop ! On s’arrête sur Eglington
Valley, Mirror Lake, et Gunn Lake. Que des spots que nous referons au retour en
espérant avoir une météo plus clémente.
Nous nous stoppons sur le dernier point pour passer la nuit.
Day 21 : Milford, j’adore !
Après une nuit calamiteuse sous la pluie en compagnie de nos
nouvelles amies, les sandflies, le réveil est frisquet et sous les nuages. Les
sandflies sont des mouches (flies) de sable (sand), aucune idée si on en trouve
en France, mais sachez qu’elles sont à peine plus grosses qu’un moucheron et
qu’elles aiment vous bouffer… J’en ai encore les mains toutes gonflées.
On déjeune, et la magie de la météo opère. Du ciel bleu
apparaît et offre une parfaite luminosité sur le lac auprès duquel nous avons
passé la nuit, et sur les montagnes.
Nous prenons la route de Milford Sound où nous devons
prendre un bateau. L’éclairci devient un véritable ciel bleu. On peine à
distinguer quelques nuages. Sur la route… que dire, les mots sont encore difficile
à trouver… des montagnes, oui mais pas que. Il y a des dizaines, voire des
centaines de cascades partant du sommet des montagnes jusqu’à nos pieds. On
passe également par un tunnel un peu dangereux mais qui semble suffisamment
résistant depuis le temps qu’il existe. De beaux paysages donc, pour arriver à
la plus belle chose que l’on puisse voir : les Milford Sound.
C’est parti pour une croisière de 1h45 sur un large fleuve
entre d’immenses montagnes. Je crois, sans trop me mouiller, que c’est la scène
de clôture du Seigneur des Anneaux (quand Bilbon prend le bateau). Encore de
nombreuses cascades qui, avec l’effet du soleil, offrent des arcs-en-ciel
superbes. Pour illustrer cette grandeur, on aperçoit au loin une grosse cascade
qui semble se trouver à une bonne centaine de mètres alors que celle-ci se
trouve à… 8km ! Tout est tellement grand dans cette région que l’on en
perd ses notions de distances.
Sur le trajet, on fait un arrêt sur un rocher où se trouve
des dizaines de phoques (seals) puis un autre à quelques mètres d’une cascade.
Celle-ci est tellement puissante que son contact avec la mer nous arrose
littéralement.
Mais voilà, toutes les belles choses ont une fin et cette
courte croisière, fort sympathique et agréable malgré le froid, touche à son
terme. C’est déjà l’heure de reprendre la route…
Sur le retour, nous faisons un arrêt à The Chasm où l’on
fait la connaissance de drôle d’oiseaux, des Keas. Ces volatiles préfèrent plus
souvent utiliser leurs pattes pour se déplacer que leurs ailes, étonnant. La
courte balade mène à une cascade avec beaucoup de courant. Mais l’intérêt de
cet endroit se trouve lorsque l’on sort des sentiers battus. Après une journée
de pluie, c’est un peu dangereux mais on finit par accéder au pied de cette
cascade sur un point d’eau verre-bleu magnifique où il est possible de sauter
depuis un rocher… pas pour nous, c’est encore un peu froid.
Deuxième arrêt pour LE gros treck de la journée :
Gertrude Valley. Le nom peut faire sourire, mais la randonnée nettement moins.
On s’aventure à travers la plaine et les rochers pour arriver aux pieds d’une
montagne. Objectif : arriver au sommet de celle-ci pour apercevoir le
Fiordland et la baie de Tasman. Une première partie graveleuse et rocheuse. Une
deuxième à esquiver les cascades. Et une troisième enneigée. On parvient tant
bien que mal à la troisième jusqu’à devenir raisonnable. On ne connait pas la
stabilité de la neige à cette époque-ci, il est donc préférable de rebrousser
chemin. Il n’empêche que la vue est sublime de là où nous sommes.
En redescendant, on entend un gros bruit… Une avalanche sur
la montagne en face de la nôtre. Je pense que nous avons réellement pris la
bonne décision.
Il nous reste encore un peu de temps avant la tombée de la
nuit donc nous partons sur un autre treck, celui menant jusqu’au lac Marian. La
montée pour y accéder est longue et assez monotone. Le chemin est boueux et
glissant, il faudra faire attention sur le retour. Après une heure de marche
nous arrivons pile poil avant que le soleil ne se cache derrière les montagnes.
Le lac est parfaitement éclairé et l’endroit est magnifique. Ce n’est pas un
lac immense mais il offre un spectacle grandiose entouré de toutes ces
montagnes. Le retour est effectivement périlleux. Je me prends une belle gamelle
dans la boue… Pas de casse, juste des fringues dégueulasses.
On reprend la voiture pour la route du retour. En chemin, on
s’arrête au Mirror Lake pour apprécier moyennement les reflets des montagnes
sur l’eau. Puis on fait un stop à Eglinton Valley pour les belles couleurs du
sunset. Presque rien, pétard mouillé.
Pas grave, on trouve un endroit proche de la vallée, à côté
d’une rivière pour passer la nuit.
Day 22 : Une « caves » et puis pas grand-chose
On a quand même réussi à trouver une journée ensoleillée
entre deux journées nuageuses. Parce que oui, au réveil, ce sont les nuages qui
dominent.
On prend la route de Te Anau pour faire les pleins (essence
et nourriture) puis c’est parti pour la ville d’Invercargill.
En chemin on s’arrête à Manapouri pour une dernière photo du
Fiordland. Puis on s’éloigne de cet endroit pour se stopper à Rakatu Wetlands.
Ici, un lookout avec une plaine, un fleuve et les montagnes au loin. Pas mal.
Le vent souffle de plus en plus fort. On se rapproche de la
mer, c’est donc du vent du sud (du pôle sud même). Et nous voilà arrivé à la
Clifden Caves.
La meilleure grotte que j’ai faite en Nouvelle-Zélande. Que
j’ai faite tout court d’ailleurs. On s’aventure dans l’inconnu avec une lampe
frontale et une lampe torche à passer sous quelques centimètres de hauteur,
presque à ramper par moment, voir les vers luisants lumières éteintes. Vraiment
cool !
Mis à part ce bel aparté, le reste de la journée fût plus
monotone. On a roulé jusqu’à McCrakens Rest, un beau point de vue sur la mer où
l’on peut apercevoir des dauphins et des baleines quand c’est la saison… Et ce
n’est pas la saison. Beaucoup beaucoup de vent. On a continué jusqu’à Gemstone
Beach, une plage avec de belles falaises et… du vent. Puis on s’est arrêté à Monkey
Island où l’on pensait passer la nuit. Sauf qu’à 15h30 ça fait un peu tôt pour
finir la journée. Alors c’est parti pour la ville de Riverton.
C’est une petite ville côtière sans grand intérêt quoique
sympathique au premier abord. On s’y arrête une petite heure pour recharger les
batteries de nos appareils à la librairie.
On arrive à notre campement vers 17h, donc relativement tôt.
Parfait pour faire un coup de propre dans le van (il en avait besoin), pour
nettoyer mes affaires pleines de boue de la veille et pour se poser un peu. On
fait également connaissance avec l’autre véhicule qui campe sur le site. Un
couple d’australien auprès de qui nous passons quelques heures à discuter
autour d’un feu de camp… et bien mon anglais ça va pas du tout et ça commencerai
presque à m’inquiéter. Plus de 8 mois que je suis parti quand même.
Day 22 : Le merveilleux vent du sud
Ce qu’il y a de bien en Nouvelle-Zélande, c’est que j’ai
l’impression d’écrire mes articles chaque jour dans un endroit plus beau que la
veille…
La nuit a été moins froide qu’hier donc je me réveille plus
facilement. Après le petit déjeuner, direction Invercargill.
C’est la ville la plus importante du sud de la
Nouvelle-Zélande avec 52 000 habitants. Il y a 2 rues principales où on
trouve de tout. Cette ville est pratique mais loin, très loin d’être agréable.
Je dirai presque qu’elle est moche. Mais peu importe, elle nous sert pour
prendre une douche (1$ eau chaude illimitée, pas cher), faire les courses et le
plein d’essence (on retombe à des prix raisonnables). J’ai aussi pu régler le
problème de mon billet retour pour l’Australie. Je voulais simplement changer
les dates, mais cela me coûte moins cher d’en acheter un nouveau. Je rentrerai
donc le 28 octobre et non le 4 novembre. Pourquoi partir une semaine plus tôt
alors que je ne cesse de dire qu’un mois en Nouvelle-Zélande c’est trop
court ? Simplement parce que j’aurai réussi mon pari de tout voir en 1
mois et que la location du van se termine le 26 octobre. N’ayant aucun moyen de
me déplacer par la suite, je me voyais mal rester 10 jours à Christchurch.
Voilà la raison.
On reprend la route pour Bluff, une ville bluffante (elle
était facile à faire). Le pire c’est que ce n’est même pas vrai. Bluff est en
fait la ville la plus au sud de la Nouvelle-Zélande. C’est part ici que les
premiers européens sont arrivés dans le pays. La ville est principalement
portuaire. Une colline permet d’avoir un point de vue magnifique sur la mer et
la ville. On s’attaque à une courte randonnée pour accéder à un autre lookout.
25 minutes, c’est court mais ce n’est que de la descente. Le paysage à
l’arrivée est effectivement magnifique mais la remontée jusqu’à la voiture est
atroce. On sent tout le poids des randonnées du roadtrip dans les jambes.
On trouve un spot panoramique à l’abri du vent pour
déjeuner. C’est reparti pour l’après-midi avec plusieurs arrêts.
Le premier à Waipapa Lighthouse, un phare sympathique mais
difficile d’accès avec la force du vent. Au pied du phare, la plage où je vois
un phoque étalé, seul. Aucun doute pour moi, il est mort, c’est vraiment
triste. Je rejoins Gijs pour lui annoncer la triste nouvelle. Nous retournons
le voir. Je m’approche d’un peu plus près et là je vois ses yeux qui s’ouvrent.
Cette grosse bête était juste en train de dormir. C’est vraiment impressionnant
à l’état sauvage.
On prend ensuite le chemin de Slope Point, le point le plus
au sud du pays (Bluff était la ville la plus au sud). Pas grand-chose à se
mettre sous la dent si ce n’est ce vent violent qui permet aux vagues d’heurter
la falaise avec beaucoup de férocité.
Troisième arrêts à Petrified Forest. En quoi cette côte
offre une forêt pétrifiée ? Les arbres n’existent plus, ils sont à l’état
de fossile d’où le « pétrifié ». Ça vaut le coup d’œil, sans plus.
Pause goûté sur une colline surplombant Curio Bay. Très bel
endroit avec une vue à 360° sur la mer, la baie et la ville.
Quand je vous dis qu'il y a du vent dans la région, les arbres sont marqués...
Et puis nous prenons la route de Waikawa où je vous écris
actuellement. Nous avons garé le van face à un bras de mer entourée par les
plaines vertes. On retrouve des paysages connus de l’île du nord. C’est
vraiment joli.
Day 23 : Attention les yeux !
La nuit fût bien calme comparée à ce matin. Nous sommes
réveillé par les quelques secousses que subis le van. D’où viennent ces
secousses ? Du vent, évidemment. Mais le soleil est de la partie donc ça
fera l’affaire.
Aujourd’hui on traverse la magnifique région de Catlins
située au Sud-Est du pays. Sur la route, de nombreux arrêts nous attendent
avant de rallier Dunedin. Allons-y sans plus attendre.
On fait l’impasse sur les Niagara Falls, parce que, mis à
part le nom, il n’y a rien à voir. Nous nous rendons directement au McLean
Falls. Une très belle cascade à découvrir après quelques minutes de marches
dans une charmante forêt. Agréable et parfait pour débuter la journée.
On reprend la route pour aller jusqu’au Lake Wilkie… Bon,
c’est un lac, rien de plus.
Nouveau stop quelques kilomètres plus loin au Florence Hill
Lookout. Une belle vue face à la mer et les falaises en compagnie des vaches
qui dominent le lieu. Il y a pire pour brouter l’herbe.
Nous nous arrêtons ensuite dans la ville de Papatowai (rien
à voir avec Stromae). Ici se trouve l’un des musées les plus originaux de la
Nouvelle-Zélande et le plus reconnu des touristes, The Lost Gypsy Gallery. A
notre grand regret, le musée est fermé l’hiver et rouvre en
« octobre/novembre ». Pas de chance pour nous. On a quand même
profité des amusements extérieurs.
En fin de matinée, nous nous rendons aux Purakaunui Falls.
Une cascade plus grosse que la première de ce matin mais moins impressionnante
à voir. Elle est aussi plus touristique, et nous les touristes on n’aime pas
ça ! Parole de 2 touristes…
Nous roulons par la suite jusqu’à Jacks Bay et sa Blowhole.
Comment décrire un (ou une) Blowhole ? Imaginez la mer, rentrez de 200
mètres dans les terres et là vous tombez sur un trou de 55 mètres de hauteur et
144 mètres de longueur pour 66 mètres de largeur. Dans ce trou, vous percevez
l’eau de la mer passant par un long « tunnel » naturel. C’est dingue
ce que propose la nature par moment.
Avant de manger, nous reprenons la route pour Surat Bay. Le
soleil matinal est parti et a laissé quelques gouttes de pluie pour nous
accompagner. Il possible de voir plusieurs seals (phoques) et sea lions (lions
de mer) sur cette plage. Nous n’en verrons qu’un, en pleine sieste, et qui n’a
pas semblé très content de se faire réveiller. On profite du lieu pour casser
la croûte.
Et on continu la journée des spots. Le suivant se prénomme
Tunnel Hill. C’est un tunnel, comme son nom l’indique, qui servait au passage
des trains au début du siècle dernier. Aujourd’hui il est totalement à
l’abandon. Ça vaut l’arrêt puisque c’est sur la route et surtout pour se
laisser guider par la lumière lointaine de la sortie dans le noir complet. A en
perdre son orientation, c’est assez amusant.
On prend ensuite la direction du plus bel endroit de la
journée à Nugget Point. Un phare est placé à l’extrémité des falaises et domine
plusieurs gros rochers situés dans la mer. Le spectacle est merveilleux,
d’autant plus que la mer est parfaitement bleue et que de longues algues
viennent s’agripper aux rochers donnant un effet singulier. Sur le chemin du
retour, on aperçoit au loin 4 seals posées sur les rochers au pied de la
falaise.
Nouvel arrêt au Penguin Viewpoint pour tenter d’apercevoir
des pingouins. On attendra 30 minutes avant de voir… un lapin ! Tant pis
pour les pingouins, on retentera notre chance un peu plus au nord.
Pour ce nouveau stop, la photo parlera d’elle-même. Désolé
mais on était obligé…
Et puis nous voilà arriver sur les coups de 17h à Balclutha.
Une ville assez morose à une petite heure de Dunedin. Pour seulement 4$ (2,30€)
nous accédons à la piscine municipale où il y a aussi un jacuzzi. Il n’y a pas
de mal à se faire du bien, surtout à ce prix-là. Puis, après une nouvelle
douche (2 en 2 jours, on fait fort) on prend la direction de la laverie. Un
corps propre dans des vêtements propre, c’est agréable.
Nous passerons la nuit à l’entrée de Dunedin sous une pluie
battante en espérant qu’elle cesse au petit matin.
Day 24 : La belle surprise Dunedin
Et elle ne cessa pas. Ce matin, nous n’avons pas envie de nous
lever. Pas temps que cette pluie ne se sera pas arrêtée. Mais bon, à presque
9h, il faut bien faire quelque chose. Nous déjeunons donc sous la pluie et
comme par miracle, elle s’interrompe. Quelques minutes plus tard, on aperçoit
du ciel bleu. Et lorsque nous prenons la route de Tunnel Beach, c’est le grand
soleil.
Tunnel Beach, donc, pour commencer la journée. Une courte
randonnée (mais longue descente) jusqu’à plusieurs falaises et un décor face à
la mer magnifique. Puis nous prenons ce fameux tunnel (quelques marches) pour
accéder à la plage. Qu’est-ce que c’est beau et spectaculaire. On y retrouve
une petite cascade sortant de nulle part pour couronner le tout. La remontée
jusqu’à la voiture est légèrement pénible.
Puis nous arrivons à Dunedin. Une ville pas mal critiquée et
qui pourtant regorge de beaux bâtiments. A l’image de la Railway Station,
réputée pour être régulièrement prise en photo, les quelques églises et
cathédrales de la ville, ou encore le Octagon, une belle place en centre-ville.
Mais Dunedin ce n’est pas que ça. Il y a une vie étudiante très animée, un
jardin botanique bien développé, des activités (comme Baldwin Street, la rue la
plus penchée au monde) et une situation géographique qui place Dunedin autours
de superbes paysages.
Dans la journée, nous faisons tous les points précédemment
cités. Au coucher de soleil, nous allons jusqu’à Sandymount, un bel espace de
randonnée au milieu des moutons. Puis nous finissons sur Sandfly Bay. Une plage
où il est possible de voir des pingouins. Bien entendu, l’accès est strictement
interdit entre 15h et 9h le lendemain, moment où ils traversent la plage. Et
que voyons-nous à notre arrivée (18h) ? Des gens sur la plage. Et qui sont
ces gens ? Des français. On ne véhicule pas une très bonne image à
l’étranger, ça se confirme. Nous ne verrons pas de pingouins mais 3 phoques.
Après un beau coucher de soleil, nous regagnons le
centre-ville pour y passer la soirée. Voyons voir si c’est si animé que ça. Le
bar où nous commençons la soirée est bien rempli, la bière est très bonne, la
musique pas mal non plus. L’endroit est vraiment agréable. Oui mais après,
aucune indication sur une possible boîte de nuit. On fait le tour du centre,
rien. Qu’à cela ne tienne, on sera plus en forme pour demain matin et THE
match !
Day 25 : A la recherche des pingouins après une belle claque
6h30, le réveil sonne. C’est dur, mais il faut passer par là
pour assister au match de l’année en bon français qui se respecte.
Direction The Bog, un bar très réputé à Dunedin, qui diffuse
le quart de final du mondial de rugby : France – Nouvelle-Zélande. A notre
arrivée, le bar est noir de monde, il est All Black ! La Marseillaise
retentie, c’est mon heure, je ne la chante pas, je la gueule. Je ne sais pas
pourquoi… peut-être parce que ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi
proche de la France. Dans la salle, je vois 2-3 compatriotes, il va falloir se
serrer les coudes. Mais dès le début, on a vu la différence. Malgré une
réaction de Picamoles pour le seul essai français, j’ai vu mon équipe prendre
l’eau. Les essais défilent, les cris de joies néo-zélandais raisonnent dans ma
tête. On en sourit au début mais au neuvième essai on est davantage gêné. Coup
de sifflet final… la claque est là et elle fait mal.
Mais bon, dans le même temps j’apprends que l’équipe de
France de Volley est en demi-finale du championnat d’Europe, que Nantes a battu
Troyes 3-0 et que Tsonga est qualifié pour la final du tournoi de Shanghai. Le
sport tricolore ne se porte pas si mal. En plus, j’ai fait un court mais super
skype avec la famille et ça, ça fait vraiment du bien !
Aller, on reprend la route. On s’est levé sous le soleil, la météo pendant le match était à
la limite de la tempête et nous voici revenu au soleil. C’est à ne rien y
comprendre. Direction Shag Point.
Première occasion de la journée de voir des pingouins… nous
verrons une bonne dizaine de phoques et éléphants de mer. Si Gijs les trouvent
ennuyant parce qu’ils passent leur temps à dormir, je reste fasciné à l’idée de
les voir aussi facilement en liberté.
Second arrêt de la journée à Katiki Point. Pas facile à
trouver comme il n’y a aucune indication. Il faut suivre le phare. Nous restons
près de 2h sur cet endroit avec l’espoir de voir un pingouin. Je me place en
haut de la colline, pleine prise au vent, quand tout à coup, j’en aperçois un.
Le temps de dévaler la pente pour m’approcher et de dégainer mon appareil
photo, il était trop tard. Je n’étais pas loin. Pour le reste, des phoques et
c’est tout.
A quelques kilomètres au nord, se trouve les Moeraki
Boulders. Des roches cylindriques échouées sur la plage. Il y en a de toutes
les tailles. J’en avais déjà vu en Australie mais c’est toujours un étonnement
que de voir ces boules sortir de nulle part.
On continu notre remontée pour s’arrêter à la ville de
Oamaru. J’admets que je n’avais rien noté de spécial sur cette ville. Gijs me
propose de s’y arrêter pour recharger nos batteries d’appareils avant de
retourner vers les montagnes. Et c’est avec grande surprise que nous découvrons
cette ville « Old School ». Les bâtiments sont anciens mais très
propres. Il y a même une rue qui joue la carte de l’ancienneté à font avec des
artisans habillés comme à l’époque et vendant des objets vintages. Il y a même
un espace de jeu pour les enfants avec des attractions singulières. Vraiment
sympa comme ville. Puis nous découvrons un ultime point sur notre route pour
voir des pingouins… Après celui-là, s’en serra terminé des pingouins.
Direction l’extrémité sud de Oamaru pour accéder à ce point
de vue sur une baie. 16h30, rien… 17h, toujours rien… 17h30, ah peut-être, ah
non c’est un phoque… 18h, enfin 1 ! Youhou ! Champagne (enfin,
bière) ! Puis un autre pointera le bout de son nez en mon absence et 2
autres sous mes yeux ébahis. Mais qu’ont ces pingouins de si particulier ?
Hormis le fait d’être difficilement visible en liberté, le Yellow Eyed Penguin,
est une race extrêmement rare que l’on ne trouve qu’en Nouvelle-Zélande.
C’est donc ravi, que nous gagnons notre campement pour la
nuit. Et que je vais clore ce troisième chapitre de mes aventures néozélandaises.
Encore une semaine de roadtrip et s’en sera fini. Déjà !
J’espère que vous prenez autant de plaisir à me lire que j’en prends à vous
écrire.
Je vous souhaite une belle semaine. Pour moi, ce sera Mount
Cook, Mount Sunday, Christchurch et encore pleins de belles choses à voir.
Je vous embrasse !
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