samedi 3 octobre 2015

Carnet de bord d’un français dans la Terre du Milieu


Attention, si vous n’avez vu ni le Seigneur des Anneaux, ni Le Hobbit, vous risquez de ne pas comprendre certaines métaphores des prochains articles…

Je n’arrive pas sur le dos de Smaug… Non j’ai pris l’avion. Je n’ai pas le pouvoir de changer la météo comme Gandalf… Non j’ai acheté manteau, gants et bonnet. Je ne suis pas venu à la recherche de mon « précieux » comme Golum… Non j’espère juste apprécier les magnifiques paysages de la Nouvelle-Zélande. Je n’ai pas une bande de nains des montagnes qui me suit dans mon trip… Non mais j’espère rencontrer un maximum de gens pour ce voyage.
Je pourrais continuer des heures en faisant des allusions aux films… Mais comprenez juste que je suis venu en New-Zealand exactement de la même façon que je suis arrivé en Australie : sans rien mais avec la volonté de tout. Tout voir, tout faire, tout partager… Mais, au contraire des voisins wallabies, je n’ai pas 1 an pour apprécier le pays. A peine plus d’un mois ! Alors, vite. Ne perdons pas notre temps et entrons de suite dans le vif du sujet.

Day 1 : Même pas parti qu’il faut déjà songer à revenir

On y est ! Jour-J ! C’est parti pour le pays des kiwis, all blacks, maoris, hobbits… et j’en passe. Je quitte mon désastreux backpack et prends la direction de l’aéroport. En Uber s’il vous plaît (ils sont quand même moins emmerdés qu’en France).
Une fois à l’aéroport de Sydney, je vais au guichet pour enregistrer ma valise et là premier couac. Il me faut un billet retour sans quoi je ne serai pas autorisé à entrer sur le territoire néo-zélandais. C’est balot quand même. Je comptais le prendre après m’être assuré d’avoir visiter tout le pays. Obligation d’en prendre un dans la précipitation. Je reçois une confirmation pour le premier mais la compagnie ne me valide pas le paiement. Je fonce sur une deuxième agence et tout va bien. Je peux enregistrer ma valise… roulement de tambours… 11,4kg ! Record battu. Je voyage très léger, et c’est tant mieux.
On décolle avec prêt d’une heure de retard. A ma grande surprise, bien qu’ayant pris la compagnie la moins cher, j’ai le droit à mon écran individuel (Inside Out et 1 heure de Fast and Furious 7) et à un repas pour les 3 heures de vol.
3 heures en l’air mais 5 heures terre à terre puisque 2 heures de décalage horaire se sont ajoutées. J’ai maintenant 10 heures d’écart avec vous la France.
Ne sachant pas que j’allais avoir une collation pendant mon vol, j’avais prévu des sandwichs. Je les garde bien au chaud pour le trajet en bus de l’aéroport au centre-ville. Quel andouille (pour ne pas dire c**) ! Dans la fiche à remplir pour la douane, dans la case « Amenez-vous de la nourriture ? » ma réponse naïve « Oui, 2 sandwichs ». Super… me voilà à attendre 1 heures avec ceux qui ont des cagettes de poissons frais, de la nourriture pour chien, etc. Voilà mon tour… « C’est tout ? » me demande le douanier en voyant mes pauvres casses dalles. « Oui »… « Bah fallait pas attendre tout ce temps »… Et là il me subtilise mes biens et les mets directement à la poubelle. Pas eu le temps de réagir. Imaginez ma déception et première image que j’ai de la Nouvelle-Zélande.
Forcément, quand rien ne va… Je rate la navette pour la ville de peu. La suivante est supprimée. Je quitte l’aéroport avec 2 heures de retard sur ce qui était initialement prévu.
20 heures ! Me voici à mon auberge. En plein centre-ville. J’ai choisi le confort plutôt que d’opter pour le moins cher. Une chambre de 4… Une cage de 4 plutôt, on n’a pas de fenêtre. A peine le temps, d’une douche et je rejoins Valentin, un collègue de Brisbane arrivé quelques jours plus tôt. Il est avec son ami (français aussi) en pleine partie de Beer Pong. Ça annonce la couleur ! Une belle soirée avec pas mal de rencontres entre français, allemands et danois.

Day 2 : Visite d’Auckland

Le souci quand on n’a pas de fenêtre à sa chambre, c’est qu’il est impossible de deviner l’heure qu’il est. 11h30… on va mettre ça sur le décalage horaire.
Grand soleil pour mon premier jour et suffisamment chaud pour se mettre en tee-shirt. Qui a dit qu’il pleuvait et faisait froid ?
J’en profite pour faire le tour de la ville. Je prends les renseignements nécessaires au Visitor Centre et pars à la conquête de la principale attraction de la ville : le Mont Eden. J’emprunte la Coastal to Coastal Walkway (route qui relie la côte Nord et Sud de la ville). Celle-ci me fait traverser deux parcs avant d’arriver au pied du mont. J'aperçois un Tui, oiseau qui a la particularité d'avoir deux glottes à son cou. Une belle petite mise en jambe pour ce séjour qui se voudra sportif. En haut, on peut apprécier un panorama magnifique sur Auckland, la mer qui l’entoure et quelques massifs montagneux à l’horizon (ça promet). Au sommet, on retrouve un cratère volcanique. Surprenant au beau milieu d’une ville.




Sur le retour, je m’arrête aux pieds de la Sky Tower, une tour gigantesque qui surplombe la ville avant de rejoindre les quais et le port. Une belle balade, courte mais suffisante pour voir Auckland.
En fin de journée, la pluie fait son retour. Ce n’est vraiment pas un souci ici. J’ai même l’impression que ça motive les gens à sortir. Ce soir, c’est Pub Crowl. Pour 10$ tu peux rentrer dans 4 boires/boîtes avec une boisson gratuite dans chaque. Une équipe de 200 personnes (quand même) et c’est parti pour (encore) une bonne soirée !





Day 3 : Le voyage se précise

C’est décidé, aujourd’hui je m’occupe du voyage ! Je prends la direction d’un coin avec du Wi-Fi (c’est-à-dire partout sauf à l’auberge) pour regarder les locations de voiture. Je rencontre un hollandais, Gijs, partant pour faire le roadtrip et confirme la venue d’un autre français, Goulven, lui aussi bien motivé.
On s’arrête sur un van tout équipé pour 2480$NZ pour 30 jours avec la plus grosse assurance (histoire de voyage tranquille). Sur le papier, c’est cher. 827$NZ chacun pour à peine plus d’un mois, ce n’est pas donné. Mais le dollar NZ (Nouvelle-Zélande) n’est pas le dollar AUD (Australie). Le taux actuel est de 1,77$NZ pour 1€, soit 467€ de location. C’est raisonnable !
Bref je laisse de côté cette leçon de maths pour revenir au voyage. Départ officiel d’Auckland ce dimanche 27 septembre pour une arrivée prévue à Christchurch le 26 octobre. Je suis encore en phase de réflexion quant avancer mon départ de la Nouvelle-Zélande ou non.
En attendant, j’ai mon van, mes dates, mes compagnons de voyage (dont un non français, parfait pour l’anglais) et mon itinéraire à peu près fixe. Il n’y a plus qu’à kiffer la vibes.
Mine de rien, cette occupation m’aura pris la journée. RAS pour ce soir. Un début d’angine et de migraine… mon corps me fait comprendre qu’il faut recharger les batteries et arrêter les conneries. J’en profite donc pour rédiger les premières lignes de cet article.

Petite aparté (comme j’ai le temps ce soir). J’entends dire « la vie est beaucoup plus cher ici qu’en Australie ». FAUX ! Les prix évoluent avec le cours de la monnaie du pays. Le goone n’existe pas (mon estomac est heureux) les bières sont moins cher, voir pas cher quand on consomme au bar (5$ la pinte soit 2,8€), les prix de la nourriture ne s’envolent pas (mais, à l’image de l’Australie, restent quand même assez cher) et les sorties sont, pour le moment, gratuite.
Tu es français, tu viens maintenant passer des vacances en Nouvelle-Zélande. Financièrement, tu as tout compris. Par contre, tu viens ici pour travailler et pour vivre avec les sous que tu gagnes… et bien bon courage. Le coût de la vie est nettement plus élevé qu’en Australie. Un backpacker néozélandais gagne 25% de moins qu’un backpacker australien pour le même job. Et avec des tarifs qui sont à peu près équivalent (nourriture et logement notamment), la vie de kiwi devient assez vite compliquée. D’autant plus que le marché de l’emploi n’est pas à son avantage. Tout du moins, à Auckland. Je parle avec les retours des gens que j’ai rencontrés.
Voilà, vous qui voulez venir en New-Zealand, vous êtes prévenu. Sur ce, bonne nuit !

Day 4 : Je suis malaaaadeeeee !

Pas de doute possible, j’ai une belle angine et une petite migraine qui vient s’emmêler. Pas le top à la veille d’un roadtrip.
Le matin, je retrouve Gijs pour retravailler un peu le trajet. Goulven ne nous suivra pas sur les premiers jours au nord d’Auckland puisqu’il l’a déjà fait. Après avoir posté une annonce sur Facebook, j’échange avec Vera, une hollandaise (décidemment) qui fera la boucle du nord avec nous.
L’après-midi, rien de bien fantasmant… je vogue sur internet, je me cultive, me mets à la page… Je vois que Nantes est dans une mauvaise phase au foot, que l’équipe de France de Rugby a bien entamé son mondial malgré une piètre prestation contre la Roumanie et je suis surpris de voir que Volkswagen nous aurait menti ! Constaterons-nous un impact sur l’industrie de l’automobile allemand ? On verra à mon retour, j’ai d’autres soucis pour le moment.
En fin de journée, je retrouve mon pote Valentin et son compère Julien pour une tournée d’adieu… Bar puis boîte, est-ce bien raisonnable ? Toujours est-il que, pour l’anecdote, j’ai croisé un chanteur de rue. Mais que chantait-il ? Un remix totalement foiré et foireux des « Prisons de Nantes ». Mais ça fait toujours plaisir de chanter du Tri Yann même à l’autre bout du monde.
Allez salut les gars ! On se reverra en France du côté d’Avignon !

Day 5 : Le Grande départ !

Pour une première journée ça va être long… Je n’ai quasiment pas fermé l’œil de la nuit. La santé, ça ne va pas mieux (pour ne pas dire pire). Mais il faut assumer le présent et rien ne m’empêchera de partir.
Après un bon petit déjeuner, je remets les clés de ma chambre à l’accueil avant de prendre la route de l’agence de location. Personne… Ni Vera, ni Gijs. Je suis surpris mais j’apprends, quelques minutes après être arrivé, que l’on a changé d’heure. On est passé à l’heure d’été (c’est marrant à la fin septembre). Ça offre une petite justification à ma courte nuit. Bref, du coup pas évident pour que tout le monde soit à l’heure.
On nous présente le van (il est beau), on remplit les papiers, assurances, autorisation de conduire, on récupère finalement Vera dans le centre et… c’est parti !
Je suis le premier conducteur, quel honneur. On part d’Auckland sur les coups de midi et on découvre assez vite que le trafic néozélandais n’a rien à envier au trafic parisien. Après 30 minutes, nous voici bloqué sur l’autoroute. Contraint de prendre une autre route. Quelques kilomètres plus tard, rebelote ! Mais cette fois-ci, ce n’est plus une route mais un chemin que nous devons emprunter. Un VTT (Van Tous Terrains) c’est cool, surtout quand on est bien assuré.



C’est finalement vers 17h que nous arrivons à notre premier spot dans la forêt de Waipoua. Un premier lookout très joli et une balade à la rencontre des Giants Trees. Ce sont des arbres immenses en hauteur mais surtout en largeur. Impressionnant.





A la tombée de la nuit, on roule jusqu’à un camp en traversant les régions vallonnées (voir montagneuses) du nord de la Nouvelle-Zélande. Je dois dire que je ne suis pas déçu du paysage. C’est extrêmement vert, humide et avec beaucoup de reliefs. Magnifique.




Premier repas, je fais découvrir le fameux mélange harmonieux entre des pâtes et une boîte de viande/légumes (ça rappellera des bons souvenirs à certains). Puis on s’installe pour dormir, ou plutôt on se fax ! C’est un van 2-3 places. Quand on roule, les 3 places assises devant font serrées, alors quand on dort… On se réchauffe. Mais bon, pour 1 mois, ça le fera.

Day 6 : Des gros arbres aux grottes en passant par la pointe nord

Au réveil, ça caille ! La nature est belle mais qu’est-ce qu’il fait froid. Et on n’est pas encore arrivé dans les montagnes du sud.
On quitte cette belle région de Waipoua pour rallier l’extrême nord du pays à Cape Reinga. Toujours de beaux paysages pour rejoindre notre premier arrêt. Une bonne matinée de route qui en vaut la peine. L’endroit est magnifique. Il fait beau, les différentes nuances de bleu sont reflétées par le soleil. Le phare domine aisément la mer et les falaises alentours.






Sur le retour, on découvre la célèbre météo de Nouvelle-Zélande. Nous quittons ciel bleu et température agréable pour de gros nuages et une pluie fraîche. Tout ceci à 10 minutes de route. Nous ne faisons donc que passer devant les dunes géantes de sable. Tant pis.
Nous avions longé l’ouest pour monter, nous redescendons par l’est et nous arrêtons aux Rainbow Falls à Kerikeri. Ici, se trouve une belle et grosse cascade au milieu de la nature. Une petite pluie fine vient nous accompagner et nous pousse à ne pas nous éterniser sur ce point.



En route, on s’arrête sur Paihia pour apprécier une partie de la Bay of Islands. La météo n’est pas de la partie, mais je suis persuadé que cette région doit être magnifique l’été sous un beau soleil et une belle chaleur.



Pour finir notre journée, nous rejoignions Abbey Caves, lieu où se trouvent des grottes naturelles. Le parcours d’Abbey propose 3 grottes. La première (Organ Cave) est inaccessible car les roches sont trop humides. La seconde (Middle Cave) est plus facile d’accès. A l’intérieur, un cours d’eau qui nous oblige à nous déchausser. L’eau est très froide, sans les lampes torche il fait nuit noir, mais l’endroit est somptueux. Des stalactites, des stalagmites et (lampes éteintes) une pluie d’étoiles orchestrée par les verres luisants. Il commence à faire nuit et pour la troisième (Ivy Cave), nous ne sommes pas allé plus loin que l’entrée.



On termine la journée par une pizza (bah bravo) avant de faire un nouveau plein d’essence (3 déjà) et se poser pour la nuit.

Nouvel aparté. Je reviens sur ce que je disais avant. La Nouvelle-Zélande est beaucoup plus chère au niveau de l’essence. En moyenne on tourne à 2$ le litre. Et comme un van consomme énormément, ça monte vite. Finalement je pensais moins rouler ici qu’en Australie, mais les routes sont tellement vallonnées et montagneuses que l’on va beaucoup moins vite. C’est aussi ça le prix de la nature et des beaux paysages.

Demain au programme : on dépose Vera à Auckland où on va récupérer Goulven, on book toutes nos activités et on attaque la descente vers le sud avec Cathedral Coves et Hot Water Beach. Sacré programme, alors bonne nuit !
Et bien sûr… 28 septembre oblige, je souhaite un excellent anniversaire à mon petit frère adoré ! Bon anniversaire mon petit Tom Cruise et fais attention, avec mes cheveux longs, je vais te concurrencer. On me dit que je ressemble de plus en plus à Eric Bana dans Troie. Aller, bisous mon petit vieux !

Day 7 : une longue transition productive

Départ le matin après une première douche dans ce roadtrip. Retour sur Auckland vers 12h où l’on dépose Vera… Auckland et son trafic ne m’avaient pas manqué.
Direction le sud de la ville pour aller chercher Goulven, le temps de faire ses papiers pour qu’il puisse conduire le van et on est reparti !... à l’agence de voyage. En effet, il faut réserver nos activités. Et il y en a un paquet. Près d’une dizaine d’activité pour un montant de 1000$ (quand même) mais je vous dirai au fur et mesure ce que l’on a réservé.
On part d’Auckland en milieu d’après-midi pour rejoindre la côte Est et la péninsule des Coromandel. Là, on s’arrête sur Hot Water Beach, une plage sur laquelle il est possible de creuser dans le sable pour se faire son propre spa naturel. La source naturelle de chaleur provenant de la terre permet à l’eau d’être chauffée. Bon… on n’a pas de pelle pour creuser aussi profond. Donc on apprécie juste la plage et la chaleur du sable.




Au coucher de soleil, nous arrivons sur Cathedral Cove (son parking), situé en hauteur et offrant une vue panoramique sur la mer et de nombreux îlots. Spectacle magique et merveilleux… d’autant plus quand la nuit tombe où la lune reflète la mer et offre une parfaite luminosité. Nous passerons la nuit sur ce parking pour attaquer la petite randonnée demain matin.




Day 8 : Du Monde de Narnjia au pays des Hobbits

Le réveil à 6h30 fait mal. Mais il faut passer par là pour voir le lever de soleil. Malgré quelques nuages, on apprécie le moment. Il fait froid, le petit déjeuner est le bienvenu avant d’attaquer la courte randonnée d’une heure.




Nous allons jusqu’aux Cathedral Coves en faisant un arrêt par une baie en bordure de mer. Le nom Cathedrale provient de sa voute creusée dans la roche. C’est ici qu’auraient été tournées quelques scènes du film le Monde de Narnjia. Tout le monde le dit mais rien d’officiel donc mes propos sont à prendre avec des pincettes. En tout cas, l’endroit est somptueux. Les photos ne parleront sûrement pas aussi bien que la réalité…





Partons de la côte Est pour rejoindre la côte… Ouest ! Ce qu’il y a de bien avec la Nouvelle-Zélande, c’est qu’en moins de 4 heures, on peut virer de bord. Direction Waitomo avec la grotte la plus célèbre du pays.
La plus célèbre donc, malheureusement, la plus touristique (50$). Tout est fait pour le confort des visiteurs, du coup la Waitomo Caves perd de son charme et de son naturel. Les stalactites et stalagmites sont tellement éclairées qu’on pourrait croire qu’elles sont fausses. C’est tout de même très beau à voir. Puis on nous amène sur une barque pour naviguer dans le noir et apprécier une pluie de plusieurs milliers de vers luisants. L’instant est magique et somptueux. Pour le coup, pas de photos. Je garderai ce formidable souvenir pour moi.
Direction le centre du pays en cette fin de journée dans la région de Matamata. En route, on s’arrête à la Kiwi House, pour voir l’animal le plus célèbre de Nouvelle-Zélande, mais vu le prix, nous aurons tout le loisir de les rencontrer à l’état sauvage. Il faut savoir que le Kiwi n’est pas qu’un fruit, c’est aussi un volatil de la taille d’un poulet au long bec qui est aujourd’hui menacé. Ses ennemis ? Un peu tout le monde : chats, chiens, furets, opossums et bien sûr, l’être humain (voiture, bushfire, déforestation…). C’est pourquoi les Kiwis sont très protégés et la plupart des endroits sont interdits aux chiens.

La région de Matamata est magnifique avec de nombreuses plaines et collines vertes peuplées de moutons et de vaches. C’est ici que nous passerons la nuit, au chevet de Bilbon. Demain, il nous présentera sa maison située dans la terre du milieu…




Day 9 : Entre Fredon et les Maoris, il n’y a qu’une heure

Nous nous réveillons au chevet du village des Hobbits où nous prenons un bus pour rejoindre le lieu du tournage du Seigneur des Anneaux.


Sur place, c’est l’émerveillement. Nous découvrons les 37 maisons inventées et créées pour le film. L’endroit ne représente qu’une infime partie du domaine Alexander Farm qui s’étend sur 500 hectares ! Le guide nous explique la façon dont ça été tourné. Les maisons ne sont qu’en façade, l’intérieur est vide. Il y a eu 3 mois de tournage pour la trilogie du Seigneur des Anneaux, et seulement 12 jours pour les films Le Hobbit. La maison de Bilbon est à l’identique et surplombe tout le domaine. Il faut savoir que certaines maisons sont identiques les unes aux autres mais soit plus grande, soit plus petite. Ceci pour donner une impression de grandeur lorsqu’il s’agit de Gandalf et de petitesse quand il s’agit de Fredon ou Bilbon par exemple. A la fin de la visite, une bière nous attend à la taverne des Hobbits. C’est fun, c’est marrant, même si c’est touristique. L’activité coûte 75$.







En début d’après-midi, nous prenons la route de Rotorua, à moins d’une heure. La ville est réputée pour dégager des sources de chaleur naturelles. La ville sent effectivement le souffre. On se balade dans le jardin botanique, puis le long du lac rempli de Black Sawn (Cignes noirs) avant d’atteindre le parc de Kuirau. Ici des dizaines de points d’eau chaude. Tellement chaud que de la fumée se dégage et qu’il est impossible de laisser sa main tremper pendant plus de 2 secondes. Vraiment étonnant et épatant.





A 17h30, nous allons au point de rendez-vous pour le village Maori. Un bus nous amène sur place. Attention, c’est très caricaturé pour ressembler à la culture maori de l’époque et pour plaire au touriste, mais c’est efficace… Enfin, je suis bien tombé dedans.  
Au début on nous explique les traditions maoris, les histoires, l’impact de la culture et de la croyance chez eux. Puis on a un accueil de bienvenu avant d’entrer dans un village reconstitué avec plusieurs stands sur lequel nous passons 5 minutes chronos. Le premier nous apprend le Haka, le second une danse traditionnelle pour les femmes, le troisième un jeu typique maori, le quatrième l’artisanat côté tressage et confection de paniers en osier, le cinquième l’art martial maori et le sixième l’artisanat côté construction et bâtiment.







Ensuite, on nous présente le repas qui nous attend et la façon dont il est cuisiné. La cuisson à l’étouffé sous la terre et des peaux de bête est représentatif de la culture maori. Les légumes, le poisson, le poulet et, bien entendu, le mouton sont ainsi préparés.
Avant de nous mettre à table, nous avons droit à un spectacle maori mettant en scène l’ensemble des activités qui nous étaient proposées préalablement. C’était très plaisant de voir différentes danses, chants et hakas.
Enfin venu l’heure de manger. Un repas copieux et ça fait du bien. Les viandes sont un peu sèches mais la sauce arrange le tout. Les légumes et le poisson (sauce noix de coco) sont divinement bons. C’est typique et ça fait du bien un vrai repas. Au dessert, rien de typique par contre : pudding, pavlova et fruits au sirop. L’activité coûte 80$ (de mémoire).
C’est le ventre plein, prêt à exploser, que nous gagnons notre spot pour la nuit. Demain, encore une grosse journée nous attend. Bonne nuit…

Day 10 : Quand il pleut… il pleut !

Pour passer la nuit, nous avons trouvé un endroit situé non loin de notre première activité à Wai-o-Tapu. Une fine brise vient nous caresser le visage dès le réveil. Les nuages n’annoncent rien de beau pour la journée.
En prenant la direction de Wai-o-Tapu, la pluie s’intensifie. On sort de la voiture sous un torrent d’eau. Pas l’idéal pour l’activité qui est en plein air.
Wai-o-Tapu est un parc naturel payant (32,5$) où il est possible d’accéder à plusieurs sources volcaniques et thermales. Contrairement au parc de la veille, les cratères sont plus importants et les sources d’eau chaudes beaucoup plus imposantes. Je ne vais pas vous en faire tout un récit mais voici quelques images prisent (sous le déluge)…




Une fois les 3 kilomètres du parc visités, nous prenons la route de Taupo. En chemin, un stop s’impose à Kérosène Creek. Un bassin naturel d’eau chaude provenant d’une rivière et d’une petite cascade. La pluie s’est momentanément arrêtée, parfait pour se poser quelques instants dans cette eau chaude.



A Taupo, nous prenons la direction de l’aérodrome où Goulven et Gijs doivent réaliser leur premier skydive. J’en ai déjà fait un de très bonne facture en Australie, donc je passe mon tour pour ce coup-ci. A cause du temps, tous les sauts de la journée sont supprimés, il faudra revenir demain… ça bousille un peu nos plans mais ça va le faire.
On profite de ce temps catastrophique pour faire 2-3 courses puis nous prenons la direction du SPA Park de la ville. Allez savoir pourquoi, le nom nous intrigue. Sur le parking, et ce malgré un temps toujours aussi médiocre, on voit les gens en claquettes, maillot de bain et serviette prendre la direction du parc. On suit le groupe dans la même tenue jusqu’à arriver à des petites bassins d’eau chaude juste en face d’une grande rivière. L’eau n’y est pas chaude, elle est bouillante ! Le contact chaud/froid est désagréable au premier abord, puis on ne peut plus sortir de l’eau.
Finalement, pour une journée pourrie, on s’en est bien sorti.
Le soir, nous roulons jusqu’à National Park Village où une longue randonnée nous attend demain matin.

Day 11 : En route pour le Mordor

Il a plu toute la nuit et il pleut encore… Rarement j’aurai autant détesté la pluie. S’il faut bien une journée sans pluie, c’est bien aujourd’hui. Réveil à 6h pour un rendez-vous à 7h dans un café de la ville de National Park. Ici se trouve nos 2 guides de la journée et une petite vingtaine de personnes prêtent à réaliser l’une des plus belles randonnées du monde. Je ne l’invente pas, c’est écrit partout. Nous allons traverser le Tongariro National Park à travers les montagnes volcaniques. Bonnet, gants, manteau, pantalon et chaussures waterproof et c’est parti !

Le bus nous amène à l’entrée de la randonnée (20km en 7/8h). Le temps est plus que mitigé même s’il ne pleut plus. La montée jusqu’au sommet est aussi exécrable qu’inoubliable. Le début du sentier est fait de terre. Puis le vent vient s’emmêler, de plus en plus fort. Nous voici désormais la tête dans les nuages, avec le vent, une neige très fine vient nous fouetter le visage. La terre a laissé place à la neige et les flocons deviennent de plus en plus importants. Oui, c’est quasiment une tempête de neige à laquelle nous faisons face… 15 minutes seulement. A quelques centaines de mettre du sommet, le temps se calme mais l’enneigement rend la randonnée difficile. On arrive tant bien que mal au sommet vers 12h. Toujours la tête dans les nuages, toujours sans aucune visibilité. A cette heure-ci, je suis extrêmement déçu. J’avais vu des photos du treck et bien elles ne resteront qu’à l’état de photo…




Puis vint une éclaircie ! Nous reprenons la route après une pause casse-croute où il est trop difficile de descendre sur les jambes… donc essayons les fesses. Une longue descente de luge improvisée aiguaye cette matinée difficile. De l’autre côté de la montagne, le temps est découvert et on peut enfin apprécier tout le paysage et tout le panorama qui s’offre à nous. A la fin de cette première descente, un immense plateau de neige. Si j’ai bien compris, on est au sommet d’un volcan. Derrière le plateau, on a une vue époustouflante sur le lac Taupo. Avec les reliefs des montagnes, c’est vraiment magnifique.









La descente est très longue mais permet d’apprécier, sur sa première partie, la fumée sortant des montagnes. C’est une région volcanique et ça se voit. Certains points sont interdits à l’accès, justement parce que ça peut péter à tout moment. La dernière ayant eu lieu en 2008. La suite de la descente est sans réel intérêt. Nous arrivons au bus vers 16h. Une bière bien fraîche nous attend… après l’effort, le réconfort !





Je ne peux pas être déçu de ce treck car j’y ai vu et vécu des choses inoubliables. Mais niveau tempo, c’est à revoir. Cette même randonnée est gratuite l’été mais, par mesure de sécurité (et ça se comprend) est payante l’hiver (près de 200$). L’été c’est terre, roche et bassins bleu turqoise, l’hiver c’est terre et neige… pas de bassins, c’est là ma plus grande déception. A 1 mois près j’aurai pu les voir. Tant pis !
De retour au van, nous remontons sur Taupo pour le skydive… trop tard. Il faut revenir demain matin pour sauter. Décidément. Du coup, on fait ce que nous n’avions pas eu le temps de faire sur Taupo. Direction les Hukka Falls, des chutes d’eau impressionnantes et surtout inédites. Je n’avais jamais vu pareil puissance (plus de 400km/h) et pareil bleu dans des cascades.



Puis nous apprécions les magnifiques couleurs du coucher de soleil qui se reflètent sur le lac Taupo. Encore de superbes images.




Nous passerons la nuit sur un parking en face du lac. Pour demain, douche (depuis mardi il serait temps) skydive de mes 2 compères puis direction Wellington ! A demain…

Day 12 : La fin de l’île du Nord

Un beau soleil au réveil. Ça y est, ils vont enfin pouvoir faire leur skydive ! Mais avant tout, une bonne douche s’impose. Pas le temps de profiter (4 minutes) mais après 5 jours, ça fait vraiment du bien.
A 10 heures, nous arrivons à l’aérodrome… et nous repartons 2 heures plus tard. Ils ont le sourire aux lèvres. Goulven a pris sa petite vidéo en souvenir. Tout c’est bien passé, je suis content pour eux.
Maintenant, nous avons 5 heures de route pour rallier Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande. Entre temps, pas grand-chose si ce n’est des paysages absolument sublimes. On profite de l’un d’eux pour faire une pause casse-croute en vitesse. En effet, nous devons arriver avant la fermeture des portes du Te Papa museum, principale (voir unique) attraction de la ville.



17h15, ça va faire court mais nous n’avons pas le choix, demain matin nous prenons le ferry. C’est parti pour une visite express du musée qui vaut vraiment le coup d’œil et mérite beaucoup plus de temps. Au moins une demi-journée. La partie sur la première guerre mondiale et l’artisanat maori nous laisse sans voix. Mais 45 minutes c’est court, trop court malheureusement.





Voilà, nous y sommes. Je vais publier la première partie de ce voyage extraordinaire. J’espère qu’il vous plaira. Je pense, comme toujours, bien à vous. Et souhaite un très bon anniversaire à ma maman adorée avec 2 jours d’avance !!!


Bisous bisous !

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