Attention, si vous n’avez vu ni le Seigneur des Anneaux, ni
Le Hobbit, vous risquez de ne pas comprendre certaines métaphores des prochains
articles…
Je n’arrive pas sur le dos de Smaug… Non j’ai pris l’avion.
Je n’ai pas le pouvoir de changer la météo comme Gandalf… Non j’ai acheté
manteau, gants et bonnet. Je ne suis pas venu à la recherche de mon
« précieux » comme Golum… Non j’espère juste apprécier les
magnifiques paysages de la Nouvelle-Zélande. Je n’ai pas une bande de nains des
montagnes qui me suit dans mon trip… Non mais j’espère rencontrer un maximum de
gens pour ce voyage.
Je pourrais continuer des heures en faisant des allusions
aux films… Mais comprenez juste que je suis venu en New-Zealand exactement de
la même façon que je suis arrivé en Australie : sans rien mais avec la
volonté de tout. Tout voir, tout faire, tout partager… Mais, au contraire des
voisins wallabies, je n’ai pas 1 an pour apprécier le pays. A peine plus d’un
mois ! Alors, vite. Ne perdons pas notre temps et entrons de suite dans le
vif du sujet.
Day 1 : Même pas parti qu’il faut déjà songer à revenir
On y est ! Jour-J ! C’est parti pour le pays des
kiwis, all blacks, maoris, hobbits… et j’en passe. Je quitte mon désastreux
backpack et prends la direction de l’aéroport. En Uber s’il vous plaît (ils
sont quand même moins emmerdés qu’en France).
Une fois à l’aéroport de Sydney, je vais au guichet pour
enregistrer ma valise et là premier couac. Il me faut un billet retour sans
quoi je ne serai pas autorisé à entrer sur le territoire néo-zélandais. C’est
balot quand même. Je comptais le prendre après m’être assuré d’avoir visiter
tout le pays. Obligation d’en prendre un dans la précipitation. Je reçois une
confirmation pour le premier mais la compagnie ne me valide pas le paiement. Je
fonce sur une deuxième agence et tout va bien. Je peux enregistrer ma valise…
roulement de tambours… 11,4kg ! Record battu. Je voyage très léger, et
c’est tant mieux.
On décolle avec prêt d’une heure de retard. A ma grande
surprise, bien qu’ayant pris la compagnie la moins cher, j’ai le droit à mon
écran individuel (Inside Out et 1 heure de Fast and Furious 7) et à un repas
pour les 3 heures de vol.
3 heures en l’air mais 5 heures terre à terre puisque 2
heures de décalage horaire se sont ajoutées. J’ai maintenant 10 heures d’écart
avec vous la France.
Ne sachant pas que j’allais avoir une collation pendant mon
vol, j’avais prévu des sandwichs. Je les garde bien au chaud pour le trajet en
bus de l’aéroport au centre-ville. Quel andouille (pour ne pas dire
c**) ! Dans la fiche à remplir pour la douane, dans la case
« Amenez-vous de la nourriture ? » ma réponse naïve « Oui,
2 sandwichs ». Super… me voilà à attendre 1 heures avec ceux qui ont des
cagettes de poissons frais, de la nourriture pour chien, etc. Voilà mon tour…
« C’est tout ? » me demande le douanier en voyant mes pauvres
casses dalles. « Oui »… « Bah fallait pas attendre tout ce
temps »… Et là il me subtilise mes biens et les mets directement à la
poubelle. Pas eu le temps de réagir. Imaginez ma déception et première image
que j’ai de la Nouvelle-Zélande.
Forcément, quand rien ne va… Je rate la navette pour la
ville de peu. La suivante est supprimée. Je quitte l’aéroport avec 2 heures de
retard sur ce qui était initialement prévu.
20 heures ! Me voici à mon auberge. En plein
centre-ville. J’ai choisi le confort plutôt que d’opter pour le moins cher. Une
chambre de 4… Une cage de 4 plutôt, on n’a pas de fenêtre. A peine le temps,
d’une douche et je rejoins Valentin, un collègue de Brisbane arrivé quelques
jours plus tôt. Il est avec son ami (français aussi) en pleine partie de Beer
Pong. Ça annonce la couleur ! Une belle soirée avec pas mal de rencontres
entre français, allemands et danois.
Day 2 : Visite d’Auckland
Le souci quand on n’a pas de fenêtre à sa chambre, c’est
qu’il est impossible de deviner l’heure qu’il est. 11h30… on va mettre ça sur
le décalage horaire.
Grand soleil pour mon premier jour et suffisamment chaud pour
se mettre en tee-shirt. Qui a dit qu’il pleuvait et faisait froid ?
J’en profite pour faire le tour de la ville. Je prends les
renseignements nécessaires au Visitor Centre et pars à la conquête de la
principale attraction de la ville : le Mont Eden. J’emprunte la Coastal to
Coastal Walkway (route qui relie la côte Nord et Sud de la ville). Celle-ci me
fait traverser deux parcs avant d’arriver au pied du mont. J'aperçois un Tui, oiseau qui a la particularité d'avoir deux glottes à son cou. Une belle petite
mise en jambe pour ce séjour qui se voudra sportif. En haut, on peut apprécier
un panorama magnifique sur Auckland, la mer qui l’entoure et quelques massifs
montagneux à l’horizon (ça promet). Au sommet, on retrouve un cratère
volcanique. Surprenant au beau milieu d’une ville.
Sur le retour, je m’arrête aux pieds de la Sky Tower, une
tour gigantesque qui surplombe la ville avant de rejoindre les quais et le
port. Une belle balade, courte mais suffisante pour voir Auckland.
En fin de journée, la pluie fait son retour. Ce n’est
vraiment pas un souci ici. J’ai même l’impression que ça motive les gens à
sortir. Ce soir, c’est Pub Crowl. Pour 10$ tu peux rentrer dans 4 boires/boîtes
avec une boisson gratuite dans chaque. Une équipe de 200 personnes (quand même)
et c’est parti pour (encore) une bonne soirée !
Day 3 : Le voyage se précise
C’est décidé, aujourd’hui je m’occupe du voyage ! Je
prends la direction d’un coin avec du Wi-Fi (c’est-à-dire partout sauf à
l’auberge) pour regarder les locations de voiture. Je rencontre un hollandais,
Gijs, partant pour faire le roadtrip et confirme la venue d’un autre français,
Goulven, lui aussi bien motivé.
On s’arrête sur un van tout équipé pour 2480$NZ pour 30
jours avec la plus grosse assurance (histoire de voyage tranquille). Sur le
papier, c’est cher. 827$NZ chacun pour à peine plus d’un mois, ce n’est pas
donné. Mais le dollar NZ (Nouvelle-Zélande) n’est pas le dollar AUD
(Australie). Le taux actuel est de 1,77$NZ pour 1€, soit 467€ de location.
C’est raisonnable !
Bref je laisse de côté cette leçon de maths pour revenir au
voyage. Départ officiel d’Auckland ce dimanche 27 septembre pour une
arrivée prévue à Christchurch le 26 octobre. Je suis encore en phase de
réflexion quant avancer mon départ de la Nouvelle-Zélande ou non.
En attendant, j’ai mon van, mes dates, mes compagnons de
voyage (dont un non français, parfait pour l’anglais) et mon itinéraire à peu
près fixe. Il n’y a plus qu’à kiffer la vibes.
Mine de rien, cette occupation m’aura pris la journée. RAS
pour ce soir. Un début d’angine et de migraine… mon corps me fait comprendre
qu’il faut recharger les batteries et arrêter les conneries. J’en profite donc
pour rédiger les premières lignes de cet article.
Petite aparté (comme j’ai le temps ce soir). J’entends dire
« la vie est beaucoup plus cher ici qu’en Australie ». FAUX !
Les prix évoluent avec le cours de la monnaie du pays. Le goone n’existe pas
(mon estomac est heureux) les bières sont moins cher, voir pas cher quand on
consomme au bar (5$ la pinte soit 2,8€), les prix de la nourriture ne
s’envolent pas (mais, à l’image de l’Australie, restent quand même assez cher)
et les sorties sont, pour le moment, gratuite.
Tu es français, tu viens maintenant passer des vacances en
Nouvelle-Zélande. Financièrement, tu as tout compris. Par contre, tu viens ici
pour travailler et pour vivre avec les sous que tu gagnes… et bien bon courage.
Le coût de la vie est nettement plus élevé qu’en Australie. Un backpacker néozélandais
gagne 25% de moins qu’un backpacker australien pour le même job. Et avec des
tarifs qui sont à peu près équivalent (nourriture et logement notamment), la
vie de kiwi devient assez vite compliquée. D’autant plus que le marché de
l’emploi n’est pas à son avantage. Tout du moins, à Auckland. Je parle avec les
retours des gens que j’ai rencontrés.
Voilà, vous qui voulez venir en New-Zealand, vous êtes
prévenu. Sur ce, bonne nuit !
Day 4 : Je suis malaaaadeeeee !
Pas de doute possible, j’ai une belle angine et une petite
migraine qui vient s’emmêler. Pas le top à la veille d’un roadtrip.
Le matin, je retrouve Gijs pour retravailler un peu le
trajet. Goulven ne nous suivra pas sur les premiers jours au nord d’Auckland
puisqu’il l’a déjà fait. Après avoir posté une annonce sur Facebook, j’échange
avec Vera, une hollandaise (décidemment) qui fera la boucle du nord avec nous.
L’après-midi, rien de bien fantasmant… je vogue sur
internet, je me cultive, me mets à la page… Je vois que Nantes est dans une mauvaise
phase au foot, que l’équipe de France de Rugby a bien entamé son mondial malgré
une piètre prestation contre la Roumanie et je suis surpris de voir que
Volkswagen nous aurait menti ! Constaterons-nous un impact sur l’industrie
de l’automobile allemand ? On verra à mon retour, j’ai d’autres soucis
pour le moment.
En fin de journée, je retrouve mon pote Valentin et son
compère Julien pour une tournée d’adieu… Bar puis boîte, est-ce bien
raisonnable ? Toujours est-il que, pour l’anecdote, j’ai croisé un chanteur
de rue. Mais que chantait-il ? Un remix totalement foiré et foireux des
« Prisons de Nantes ». Mais ça fait toujours plaisir de chanter du
Tri Yann même à l’autre bout du monde.
Allez salut les gars ! On se reverra en France du côté
d’Avignon !
Day 5 : Le Grande départ !
Pour une première journée ça va être long… Je n’ai quasiment
pas fermé l’œil de la nuit. La santé, ça ne va pas mieux (pour ne pas dire
pire). Mais il faut assumer le présent et rien ne m’empêchera de partir.
Après un bon petit déjeuner, je remets les clés de ma
chambre à l’accueil avant de prendre la route de l’agence de location.
Personne… Ni Vera, ni Gijs. Je suis surpris mais j’apprends, quelques minutes
après être arrivé, que l’on a changé d’heure. On est passé à l’heure d’été
(c’est marrant à la fin septembre). Ça offre une petite justification à ma
courte nuit. Bref, du coup pas évident pour que tout le monde soit à l’heure.
On nous présente le van (il est beau), on remplit les
papiers, assurances, autorisation de conduire, on récupère finalement Vera dans
le centre et… c’est parti !
Je suis le premier conducteur, quel honneur. On part
d’Auckland sur les coups de midi et on découvre assez vite que le trafic
néozélandais n’a rien à envier au trafic parisien. Après 30 minutes, nous voici
bloqué sur l’autoroute. Contraint de prendre une autre route. Quelques
kilomètres plus tard, rebelote ! Mais cette fois-ci, ce n’est plus une
route mais un chemin que nous devons emprunter. Un VTT (Van Tous Terrains)
c’est cool, surtout quand on est bien assuré.
C’est finalement vers 17h que nous arrivons à notre premier
spot dans la forêt de Waipoua. Un premier lookout très joli et une balade à la
rencontre des Giants Trees. Ce sont des arbres immenses en hauteur mais surtout
en largeur. Impressionnant.
A la tombée de la nuit, on roule jusqu’à un camp en
traversant les régions vallonnées (voir montagneuses) du nord de la
Nouvelle-Zélande. Je dois dire que je ne suis pas déçu du paysage. C’est
extrêmement vert, humide et avec beaucoup de reliefs. Magnifique.
Premier repas, je fais découvrir le fameux mélange
harmonieux entre des pâtes et une boîte de viande/légumes (ça rappellera des
bons souvenirs à certains). Puis on s’installe pour dormir, ou plutôt on se
fax ! C’est un van 2-3 places. Quand on roule, les 3 places assises devant
font serrées, alors quand on dort… On se réchauffe. Mais bon, pour 1 mois, ça
le fera.
Day 6 : Des gros arbres aux grottes en passant par la pointe nord
Au réveil, ça caille ! La nature est belle mais
qu’est-ce qu’il fait froid. Et on n’est pas encore arrivé dans les montagnes du
sud.
On quitte cette belle région de Waipoua pour rallier
l’extrême nord du pays à Cape Reinga. Toujours de beaux paysages pour rejoindre
notre premier arrêt. Une bonne matinée de route qui en vaut la peine. L’endroit
est magnifique. Il fait beau, les différentes nuances de bleu sont reflétées
par le soleil. Le phare domine aisément la mer et les falaises alentours.
Sur le retour, on découvre la célèbre météo de Nouvelle-Zélande.
Nous quittons ciel bleu et température agréable pour de gros nuages et une
pluie fraîche. Tout ceci à 10 minutes de route. Nous ne faisons donc que passer
devant les dunes géantes de sable. Tant pis.
Nous avions longé l’ouest pour monter, nous redescendons par
l’est et nous arrêtons aux Rainbow Falls à Kerikeri. Ici, se trouve une belle
et grosse cascade au milieu de la nature. Une petite pluie fine vient nous
accompagner et nous pousse à ne pas nous éterniser sur ce point.
En route, on s’arrête sur Paihia pour apprécier une partie
de la Bay of Islands. La météo n’est pas de la partie, mais je suis persuadé
que cette région doit être magnifique l’été sous un beau soleil et une belle
chaleur.
Pour finir notre journée, nous rejoignions Abbey Caves, lieu
où se trouvent des grottes naturelles. Le parcours d’Abbey propose 3 grottes.
La première (Organ Cave) est inaccessible car les roches sont trop humides. La
seconde (Middle Cave) est plus facile d’accès. A l’intérieur, un cours d’eau
qui nous oblige à nous déchausser. L’eau est très froide, sans les lampes
torche il fait nuit noir, mais l’endroit est somptueux. Des stalactites, des
stalagmites et (lampes éteintes) une pluie d’étoiles orchestrée par les verres
luisants. Il commence à faire nuit et pour la troisième (Ivy Cave), nous ne
sommes pas allé plus loin que l’entrée.
On termine la journée par une pizza (bah bravo) avant de
faire un nouveau plein d’essence (3 déjà) et se poser pour la nuit.
Nouvel aparté. Je reviens sur ce que je disais avant. La
Nouvelle-Zélande est beaucoup plus chère au niveau de l’essence. En moyenne on
tourne à 2$ le litre. Et comme un van consomme énormément, ça monte vite.
Finalement je pensais moins rouler ici qu’en Australie, mais les routes sont
tellement vallonnées et montagneuses que l’on va beaucoup moins vite. C’est
aussi ça le prix de la nature et des beaux paysages.
Demain au programme : on dépose Vera à Auckland où on
va récupérer Goulven, on book toutes nos activités et on attaque la descente
vers le sud avec Cathedral Coves et Hot Water Beach. Sacré programme, alors
bonne nuit !
Et bien sûr… 28 septembre oblige, je souhaite un excellent
anniversaire à mon petit frère adoré ! Bon anniversaire mon petit Tom
Cruise et fais attention, avec mes cheveux longs, je vais te concurrencer. On
me dit que je ressemble de plus en plus à Eric Bana dans Troie. Aller, bisous
mon petit vieux !
Day 7 : une longue transition productive
Départ le matin après une première douche dans ce roadtrip.
Retour sur Auckland vers 12h où l’on dépose Vera… Auckland et son trafic ne
m’avaient pas manqué.
Direction le sud de la ville pour aller chercher Goulven, le
temps de faire ses papiers pour qu’il puisse conduire le van et on est
reparti !... à l’agence de voyage. En effet, il faut réserver nos
activités. Et il y en a un paquet. Près d’une dizaine d’activité pour un
montant de 1000$ (quand même) mais je vous dirai au fur et mesure ce que l’on a
réservé.
On part d’Auckland en milieu d’après-midi pour rejoindre la
côte Est et la péninsule des Coromandel. Là, on s’arrête sur Hot Water Beach,
une plage sur laquelle il est possible de creuser dans le sable pour se faire
son propre spa naturel. La source naturelle de chaleur provenant de la terre
permet à l’eau d’être chauffée. Bon… on n’a pas de pelle pour creuser aussi
profond. Donc on apprécie juste la plage et la chaleur du sable.
Au coucher de soleil, nous arrivons sur Cathedral Cove (son
parking), situé en hauteur et offrant une vue panoramique sur la mer et de
nombreux îlots. Spectacle magique et merveilleux… d’autant plus quand la nuit
tombe où la lune reflète la mer et offre une parfaite luminosité. Nous
passerons la nuit sur ce parking pour attaquer la petite randonnée demain
matin.
Day 8 : Du Monde de Narnjia au pays des Hobbits
Le réveil à 6h30 fait mal. Mais il faut passer par là pour
voir le lever de soleil. Malgré quelques nuages, on apprécie le moment. Il fait
froid, le petit déjeuner est le bienvenu avant d’attaquer la courte randonnée d’une
heure.
Nous allons jusqu’aux Cathedral Coves en faisant un arrêt par
une baie en bordure de mer. Le nom Cathedrale provient de sa voute creusée dans
la roche. C’est ici qu’auraient été tournées quelques scènes du film le Monde
de Narnjia. Tout le monde le dit mais rien d’officiel donc mes propos sont à
prendre avec des pincettes. En tout cas, l’endroit est somptueux. Les photos ne
parleront sûrement pas aussi bien que la réalité…
Partons de la côte Est pour rejoindre la côte… Ouest !
Ce qu’il y a de bien avec la Nouvelle-Zélande, c’est qu’en moins de 4 heures,
on peut virer de bord. Direction Waitomo avec la grotte la plus célèbre du
pays.
La plus célèbre donc, malheureusement, la plus touristique
(50$). Tout est fait pour le confort des visiteurs, du coup la Waitomo Caves
perd de son charme et de son naturel. Les stalactites et stalagmites sont
tellement éclairées qu’on pourrait croire qu’elles sont fausses. C’est tout de
même très beau à voir. Puis on nous amène sur une barque pour naviguer dans le
noir et apprécier une pluie de plusieurs milliers de vers luisants. L’instant
est magique et somptueux. Pour le coup, pas de photos. Je garderai ce
formidable souvenir pour moi.
La région de Matamata est magnifique avec de nombreuses
plaines et collines vertes peuplées de moutons et de vaches. C’est ici que nous
passerons la nuit, au chevet de Bilbon. Demain, il nous présentera sa maison
située dans la terre du milieu…
Day 9 : Entre Fredon et les Maoris, il n’y a qu’une heure
Nous nous réveillons au chevet du village des Hobbits où
nous prenons un bus pour rejoindre le lieu du tournage du Seigneur des Anneaux.
Sur place, c’est l’émerveillement. Nous découvrons les 37
maisons inventées et créées pour le film. L’endroit ne représente qu’une infime
partie du domaine Alexander Farm qui s’étend sur 500 hectares ! Le guide
nous explique la façon dont ça été tourné. Les maisons ne sont qu’en façade, l’intérieur
est vide. Il y a eu 3 mois de tournage pour la trilogie du Seigneur des
Anneaux, et seulement 12 jours pour les films Le Hobbit. La maison de Bilbon
est à l’identique et surplombe tout le domaine. Il faut savoir que certaines
maisons sont identiques les unes aux autres mais soit plus grande, soit plus
petite. Ceci pour donner une impression de grandeur lorsqu’il s’agit de Gandalf
et de petitesse quand il s’agit de Fredon ou Bilbon par exemple. A la fin de la
visite, une bière nous attend à la taverne des Hobbits. C’est fun, c’est
marrant, même si c’est touristique. L’activité coûte 75$.
En début d’après-midi, nous prenons la route de Rotorua, à
moins d’une heure. La ville est réputée pour dégager des sources de chaleur
naturelles. La ville sent effectivement le souffre. On se balade dans le jardin
botanique, puis le long du lac rempli de Black Sawn (Cignes noirs) avant
d’atteindre le parc de Kuirau. Ici des dizaines de points d’eau chaude.
Tellement chaud que de la fumée se dégage et qu’il est impossible de laisser sa
main tremper pendant plus de 2 secondes. Vraiment étonnant et épatant.
A 17h30, nous allons au point de rendez-vous pour le village
Maori. Un bus nous amène sur place. Attention, c’est très caricaturé pour
ressembler à la culture maori de l’époque et pour plaire au touriste, mais
c’est efficace… Enfin, je suis bien tombé dedans.
Au début on nous explique les traditions maoris, les
histoires, l’impact de la culture et de la croyance chez eux. Puis on a un
accueil de bienvenu avant d’entrer dans un village reconstitué avec plusieurs
stands sur lequel nous passons 5 minutes chronos. Le premier nous apprend le
Haka, le second une danse traditionnelle pour les femmes, le troisième un jeu
typique maori, le quatrième l’artisanat côté tressage et confection de paniers
en osier, le cinquième l’art martial maori et le sixième l’artisanat côté
construction et bâtiment.
Ensuite, on nous présente le repas qui nous attend et la
façon dont il est cuisiné. La cuisson à l’étouffé sous la terre et des peaux de
bête est représentatif de la culture maori. Les légumes, le poisson, le poulet
et, bien entendu, le mouton sont ainsi préparés.
Avant de nous mettre à table, nous avons droit à un
spectacle maori mettant en scène l’ensemble des activités qui nous étaient
proposées préalablement. C’était très plaisant de voir différentes danses,
chants et hakas.
Enfin venu l’heure de manger. Un repas copieux et ça fait du
bien. Les viandes sont un peu sèches mais la sauce arrange le tout. Les légumes
et le poisson (sauce noix de coco) sont divinement bons. C’est typique et ça
fait du bien un vrai repas. Au dessert, rien de typique par contre :
pudding, pavlova et fruits au sirop. L’activité coûte 80$ (de mémoire).
C’est le ventre plein, prêt à exploser, que nous gagnons
notre spot pour la nuit. Demain, encore une grosse journée nous attend. Bonne
nuit…
Day 10 : Quand il pleut… il pleut !
Pour passer la nuit, nous avons trouvé un endroit situé non
loin de notre première activité à Wai-o-Tapu. Une fine brise vient nous
caresser le visage dès le réveil. Les nuages n’annoncent rien de beau pour la
journée.
En prenant la direction de Wai-o-Tapu, la pluie
s’intensifie. On sort de la voiture sous un torrent d’eau. Pas l’idéal pour
l’activité qui est en plein air.
Wai-o-Tapu est un parc naturel payant (32,5$) où il est
possible d’accéder à plusieurs sources volcaniques et thermales. Contrairement
au parc de la veille, les cratères sont plus importants et les sources d’eau
chaudes beaucoup plus imposantes. Je ne vais pas vous en faire tout un récit
mais voici quelques images prisent (sous le déluge)…
Une fois les 3 kilomètres du parc visités, nous prenons la
route de Taupo. En chemin, un stop s’impose à Kérosène Creek. Un bassin naturel
d’eau chaude provenant d’une rivière et d’une petite cascade. La pluie s’est
momentanément arrêtée, parfait pour se poser quelques instants dans cette eau
chaude.
A Taupo, nous prenons la direction de l’aérodrome où Goulven
et Gijs doivent réaliser leur premier skydive. J’en ai déjà fait un de très
bonne facture en Australie, donc je passe mon tour pour ce coup-ci. A cause du
temps, tous les sauts de la journée sont supprimés, il faudra revenir demain…
ça bousille un peu nos plans mais ça va le faire.
On profite de ce temps catastrophique pour faire 2-3 courses
puis nous prenons la direction du SPA Park de la ville. Allez savoir pourquoi,
le nom nous intrigue. Sur le parking, et ce malgré un temps toujours aussi
médiocre, on voit les gens en claquettes, maillot de bain et serviette prendre
la direction du parc. On suit le groupe dans la même tenue jusqu’à arriver à
des petites bassins d’eau chaude juste en face d’une grande rivière. L’eau n’y
est pas chaude, elle est bouillante ! Le contact chaud/froid est
désagréable au premier abord, puis on ne peut plus sortir de l’eau.
Finalement, pour une journée pourrie, on s’en est bien
sorti.
Le soir, nous roulons jusqu’à National Park Village où une
longue randonnée nous attend demain matin.
Day 11 : En route pour le Mordor
Il a plu toute la nuit et il pleut encore… Rarement j’aurai
autant détesté la pluie. S’il faut bien une journée sans pluie, c’est bien
aujourd’hui. Réveil à 6h pour un rendez-vous à 7h dans un café de la ville de
National Park. Ici se trouve nos 2 guides de la journée et une petite vingtaine
de personnes prêtent à réaliser l’une des plus belles randonnées du monde. Je
ne l’invente pas, c’est écrit partout. Nous allons traverser le Tongariro
National Park à travers les montagnes volcaniques. Bonnet, gants, manteau,
pantalon et chaussures waterproof et c’est parti !
Le bus nous amène à l’entrée de la randonnée (20km en 7/8h).
Le temps est plus que mitigé même s’il ne pleut plus. La montée jusqu’au sommet
est aussi exécrable qu’inoubliable. Le début du sentier est fait de terre. Puis
le vent vient s’emmêler, de plus en plus fort. Nous voici désormais la tête
dans les nuages, avec le vent, une neige très fine vient nous fouetter le
visage. La terre a laissé place à la neige et les flocons deviennent de plus en
plus importants. Oui, c’est quasiment une tempête de neige à laquelle nous
faisons face… 15 minutes seulement. A quelques centaines de mettre du sommet,
le temps se calme mais l’enneigement rend la randonnée difficile. On arrive
tant bien que mal au sommet vers 12h. Toujours la tête dans les nuages,
toujours sans aucune visibilité. A cette heure-ci, je suis extrêmement déçu.
J’avais vu des photos du treck et bien elles ne resteront qu’à l’état de photo…
Puis vint une éclaircie ! Nous reprenons la route après
une pause casse-croute où il est trop difficile de descendre sur les jambes…
donc essayons les fesses. Une longue descente de luge improvisée aiguaye cette
matinée difficile. De l’autre côté de la montagne, le temps est découvert et on
peut enfin apprécier tout le paysage et tout le panorama qui s’offre à nous. A
la fin de cette première descente, un immense plateau de neige. Si j’ai bien
compris, on est au sommet d’un volcan. Derrière le plateau, on a une vue
époustouflante sur le lac Taupo. Avec les reliefs des montagnes, c’est vraiment
magnifique.
La descente est très longue mais permet d’apprécier, sur sa
première partie, la fumée sortant des montagnes. C’est une région volcanique et
ça se voit. Certains points sont interdits à l’accès, justement parce que ça
peut péter à tout moment. La dernière ayant eu lieu en 2008. La suite de la
descente est sans réel intérêt. Nous arrivons au bus vers 16h. Une bière bien
fraîche nous attend… après l’effort, le réconfort !
Je ne peux pas être déçu de ce treck car j’y ai vu et vécu
des choses inoubliables. Mais niveau tempo, c’est à revoir. Cette même
randonnée est gratuite l’été mais, par mesure de sécurité (et ça se comprend)
est payante l’hiver (près de 200$). L’été c’est terre, roche et bassins bleu
turqoise, l’hiver c’est terre et neige… pas de bassins, c’est là ma plus grande
déception. A 1 mois près j’aurai pu les voir. Tant pis !
De retour au van, nous remontons sur Taupo pour le skydive…
trop tard. Il faut revenir demain matin pour sauter. Décidément. Du coup, on
fait ce que nous n’avions pas eu le temps de faire sur Taupo. Direction les
Hukka Falls, des chutes d’eau impressionnantes et surtout inédites. Je n’avais
jamais vu pareil puissance (plus de 400km/h) et pareil bleu dans des cascades.
Puis nous apprécions les magnifiques couleurs du coucher de
soleil qui se reflètent sur le lac Taupo. Encore de superbes images.
Nous passerons la nuit sur un parking en face du lac. Pour
demain, douche (depuis mardi il serait temps) skydive de mes 2 compères puis
direction Wellington ! A demain…
Day 12 : La fin de l’île du Nord
Un beau soleil au réveil. Ça y est, ils vont enfin pouvoir
faire leur skydive ! Mais avant tout, une bonne douche s’impose. Pas le
temps de profiter (4 minutes) mais après 5 jours, ça fait vraiment du bien.
A 10 heures, nous arrivons à l’aérodrome… et nous repartons
2 heures plus tard. Ils ont le sourire aux lèvres. Goulven a pris sa petite
vidéo en souvenir. Tout c’est bien passé, je suis content pour eux.
Maintenant, nous avons 5 heures de route pour rallier
Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande. Entre temps, pas grand-chose si
ce n’est des paysages absolument sublimes. On profite de l’un d’eux pour faire
une pause casse-croute en vitesse. En effet, nous devons arriver avant la
fermeture des portes du Te Papa museum, principale (voir unique) attraction de
la ville.
17h15, ça va faire court mais nous n’avons pas le choix,
demain matin nous prenons le ferry. C’est parti pour une visite express du
musée qui vaut vraiment le coup d’œil et mérite beaucoup plus de temps. Au
moins une demi-journée. La partie sur la première guerre mondiale et l’artisanat
maori nous laisse sans voix. Mais 45 minutes c’est court, trop court malheureusement.
Voilà, nous y sommes. Je vais publier la première partie de
ce voyage extraordinaire. J’espère qu’il vous plaira. Je pense, comme toujours,
bien à vous. Et souhaite un très bon anniversaire à ma maman adorée avec 2
jours d’avance !!!
Bisous bisous !
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