lundi 21 septembre 2015

Visite guidée de Sydney

Deux petites semaines m’auront suffi à découvrir la plus grande ville d’Australie. Aller, suivez-moi, je vais vous présenter Sydney !

L’arrivée

Je suis arrivé sur Sydney avec ma voiture… donc l’obligation de trouver une auberge avec un parking. Ça n’existe pas, ou les prix sont mirobolants. Une rue avec stationnement gratuit ? La Walker Street au sud de Sydney est l’endroit idéal. A 10 minutes à pieds, j’ai trouvé mon Auberge, le VLA. Un logo digne d’une école de commerce, des chambres très propres, une ambiance calme et chaleureuse, des français, des polonais, des espagnols, des Coréens, tout est réuni pour un agréable séjour.

Ce sera le point de départ de notre visite dans la plus grande ville australienne.

Pour information, il m’aura fallu 2 jours pour vendre ma voiture au prix que je visais. Une petite plu value qui est bienvenue. Voici la dernière photo de ma titine avant son départ... Snif :'(


J’ai aussi fait 2 autres auberges. L’une située à l’Ouest de la ville, le Rooftop Travellers Lodge (pas mal mais mauvaise insonorisation) et l’autre à l’entrée de King Cross donc mieux située, l’Elephant Backpackers (ma pire auberge d’Australie : vieille, sale, mauvaise ambiance et… des ronfleurs dans la chambre).



Les marchés et Chinatown

En se dirigeant vers l’Ouest, on passe dans le Paddy’s Market. Dans ce hangar, qui ne paye pas de mine, on retrouve un immense marché dont les commerçants sont essentiellement asiatiques (à l’image de la population de Sydney). On y retrouve divers fruits et légumes (très bon marché), des habits (à l’origine douteuse), des souvenirs, et tout ce qui peut se vendre. Un endroit immense. Aux étages supérieurs, des magasins de vêtements outlets donc à prix très attractifs.


Dans la rue en face du Paddy’s Market, l’entrée de Chinatown. Contrairement aux autres villes d’Australie, celui-ci est vraiment dépaysant. On est projeté direct en Asie avec plusieurs centres commerciaux asiatiques et des centaines de restaurants. En étant un peu moins enthousiaste, je peux dire que le Chinatown s’est répandu dans toute la ville de Sydney. Les asiatiques doivent représenter 1/3 de la population de la ville. C’est énorme !


En continuant notre route, on retrouve à l’extrême Ouest le Fish Market, collé à un port. Il y a de nombreux poissonniers vendant tout ce qu’ils ont pêchés le matin ou la veille. C’est l’occasion de constater que l’Océan Pacifique regorge de mille et une merveilles pour nos papilles. Pour du poisson frais, c’est ici que ça se passe.

Darling Harbour

Remontons légèrement vers le Nord pour arriver sur Darling Harbour. The place to be en termes d’activités, de restaurants et de tranquillité. Les activités sont nombreuses (et onéreuses). Il y a le musée maritime, le cinéma IMAX (à 36$ la place, sans blague), le Madame Tussauds (équivalent du Musée Grévin), l’aquarium et le zoo. N’oublions pas que nous sommes en plein centre de Sydney et qu’ils ont réussi à faire tenir un zoo ! Pauvres bêtes ! Les restaurants sont tout aussi nombreux et très variés. Comme d’habitude, difficile de trouver de la gastronomie australienne (ça n’existe pas) mais pour ce qui est des autres pays du monde, tout le monde est servi. Et enfin, la tranquillité puisque tout est piéton. Il y a un square pour les enfants, on peut se poser sur le quai, traverser le Pyrmont Bridge, ou encore aller jusqu’au Chinese Garden (payant aussi celui-là). Tous les samedis soirs, la ville propose un feu d’artifice d’une dizaine de minutes tiré depuis Darling Harbour. Ils sont fous ces australiens !



The Rocks

Si l’on longe le quai de Darling Harbour, on remonte jusqu’au quartier de The Rocks. Oui j’ai visité le musée de l’histoire de The Rocks, et non je ne sais toujours pas l’origine de cette appellation. Au moins c’est clair. Néanmoins, vous pouvez y aller, chose rare sur Sydney, l’accès est gratuit. Mais avant d’accéder à ce petit musée, il est possible de grimper jusqu’à l’Observatoire du Hill Park afin d’obtenir une belle vue des buildings du CBD (nan je plaisante) et du célèbre Harbour Bridge.


Parlons-en de ce pont justement. Il est facilement accessible à pieds mais une fois dessus on se trouve entouré de grillage comme dans une prison… pas génial. Contre 16$ on peut monter dans une des tours faisant l’entrée et la sortie du pont. Et pour une centaine de dollars, on peut même grimper sur la structure métallique du pont. Jouons les comparaisons, l’Harbour Bridge est bien et reste un symbole de la ville, mais le Story Bridge de Brisbane est quand même au-dessus.


Descendons du pont pour rejoindre Circular Quay. Très connu pour offrir une vue imprenable sur l’Opéra de Sydney. Depuis ce quai, on peut voir l’Harbour Bridge d’un côté, et l’Opéra de l’autre. On retrouve aussi le musée d’art contemporain et tous les bateaux proposant une croisière le long des quais de Sydney.


L’Opéra

En face de Circular Quay se trouve donc l’Opéra. L’identité même de Sydney et, pour moi, de l’Australie. Ce monument est aussi impressionnant que sur les photos. Mais c’est lorsque l’on se retrouve à ses pieds que l’on peut voir toute sa grandeur. D’ailleurs, saviez-vous que si l’on assemble toutes voiles couvrant le toit de l’Opéra on obtient une sphère. Astucieux !




Le Royal Botanic Garden

Situé juste derrière l’Opéra, le jardin botanique de la ville propose un immense espace de plusieurs hectares pour se poser, jouer ou bien profiter de la nature aux portes de la ville. C’est le plus belle espace naturel situé dans un centre-ville mais… encore une fois, s’il faut jouer les comparaisons avec les autres Botanic Garden, celui de Brisbane (qui est légèrement excentré du CBD) est plus complet et agréable. A la pointe du jardin, en longeant la mer, on a une vue merveilleuse de l’Opéra et de l’Harbour Bridge sur un même plan.



Le Centre-ville

Si vous avez bien suivi, nous avons abordé l’Ouest, le Nord, un peu le Sud (mais il n’y a pas grand-chose). Maintenant, attardons-nous sur le Centre. Dès lors que l’on quitte le Botanic Garden, on tombe sur la Library. Je n’en avais jamais vu d’aussi grande. Un complexe de plusieurs salles, sur plusieurs étages, allant au-delà d’une simple bibliothèque avec des expositions d’œuvres d’arts et autres dessins.



Non loin de la Library se trouve le Musée d’Art Moderne. Celui-ci est gratuit et peut occuper une bonne demi-journée en cas de mauvais temps.




En continuant la descente, on tombe sur la Cathédrale St Mary, grande, belle et récente. Il y a un autre parc, le Hyde Park, sur plusieurs centaines de mètres.



Arrêtons-nous un instant sur la seule rue piétonne de la ville donnant l’accès à de nombreux commerces et à un centre commercial démentiel. Je crois qu’il est impossible d’y faire tout le tour tant il s’apparente à un labyrinthe. Ceci dit, comme une large partie est en sous-terrain, on a vite fait de se retrouver à l’autre bout de la ville (j’exagère à peine). Ressortir sur Queen Victoria Building est une bonne idée puisque la décoration « So British » de l’enceinte vaut le détour.


En sortant du Queen Vistoria Building, on tombe sur le Sydney Town Hall dont l’architecture intérieur me rappelle celle du château de Versailles. Si on longe Georges Street vers le Sud, on arrive jusqu’à la Central Station facilement visible grâce à une horloge ressemblant étrangement à Big Ben.



Il est également possible de se poser et de se recueillir sur Martin Place. Tristement célèbre, c’est ici qu’ont eu lieu les attentats de Sydney, quelques semaines avant que nous subissions ceux de Charlie Hebdo.

Bondi, Coogee et la Coastal Walk

Une petite demi-heure de train puis de bus avant d’accéder à la plage de Bondi. Je m’attendais à une plage de ville façon Surfers Paradise et bien non. La plage, bien que très touristique, est entourée par de beaux rochers creusés par le vent et l’eau salée. Cette eau, justement, c’est elle qui fait tout le charme de la plage, puisqu’elle est parfaitement bleue et transparente. Un paradis pour les baigneurs et les surfeurs que l’on compte par dizaine.


Pour rejoindre la plage de Coogee, il y a 1h30 de marche en longeant la côte. C’est la Coastal Walk. Une balade très agréable qui permet d’accéder à des petites criques moins touristiques et plus paisible. On se rapprocherait presque de certain coin de la Costa Brava en Espagne.




La plage de Coogee est semblable à celle de Bondi même si l’esplanade pour se poser est plus grande.


Voilà ce que je pouvais dire de Sydney. Grande ville (un peu trop d’ailleurs) que ce soit en longueur ou en hauteur avec ses immenses buildings.

Demain c’est mon premier départ de l’Australie. Je quitte le territoire pour rallier la Nouvelle-Zélande pour un gros mois de voyage. J’espère encore en avoir plein la vue.

See you soon ! Big Kiss Love !

jeudi 17 septembre 2015

The Blue Mountains

Après 3 journées sur Sydney, il est déjà temps pour moi de quitter la ville pour repartir dans le bush… un bush bien différent puisque celui-ci se situe en montagne. Avant d’entreprendre ce court séjour, je me suis pas mal informé auprès de Clément notamment. Ce breton pure souche m’a indiqué les points à ne pas manquer et où loger.

Dès le matin du départ, première épreuve : ai-je suffisamment vidé mon sac pour pouvoir marcher aisément ? La réponse est : Oui ! Bien évidemment ça fait son poids mais tout passe et c’est bien là l’essentiel.
Deuxième épreuve : vais-je réussir à reprendre les transports en commun 6 mois après les avoir quittés ? Of course ! Parce que oui, c’est seulement la deuxième fois en Australie que je prends le train. C’est aussi ça le confort d’être véhiculé. Maintenant je n’ai plus que les transports en commun et mes pieds pour me déplacer.

L'auberge

Deux heures de trains pour rejoindre la ville de Katoomba. On peut la décrire comme étant la capitale des Blue Mountains. Les principaux sites touristiques se trouvent aux alentours de cette ville.
Heureusement pour moi, l’auberge se situe à quelques mètres de la gare. Ça m’évitera de me casser le dos avant même d’entreprendre les dizaines de randonnées de la région. Le Katoomba Mountain Lodge est un des trois backpacks de la ville. Sans aucun doute le plus ancien. Tout est vieux à l’intérieur et c’est justement cette homogénéité « old school » qui en fait son charme. Par contre, pas un chat ! Je cherchais la paix et la tranquillité et bien c’est gagné. Je suis le seul touriste résidant dans l’auberge. J’ai une chambre pour moi tout seul, une première depuis mon arrivée en Australie ! Mes seuls compagnons d’auberge sont les propriétaires et les personnes y travaillant. J’ai au moins pu travailler mon anglais en sympathisant avec un couple franco-australien, un aborigène, et un australien (qui ressemblait comme deux gouttes d’eau au Grand Gilles, papa je te laisserai lui dire).
J’ai ainsi pu bonifier mon planning, mes itinéraires, partager des repas et même faire une séance cinéma avec le film « The Gods must be crazy ». Si vous avez l’occasion, regardez-le, c’est absurde mais dénonciateur de la société actuelle.
Bref, si on oublie les 2-3 cafards, le wifi inexistant et la faible pression des douches, cette auberge était très bien.


Katoomba

Après avoir pris connaissance des lieux, je m’attaque d’entrée à la première randonnée. Une boucle d’une quinzaine de kilomètres depuis l’auberge. Au bout de la rue (2 km tout de même), se trouve le premier spot : Three Sisters. Ce point de vue magnifique domine une grande partie des Blue Mountains avec en point de mire ces fameux Three Sisters représentées par 3 pics rocheux l’un à côté de l’autre. C’est aussi le seul « lookout » accessible en voiture, il n’est donc pas étonnant de voir des centaines de touristes. Il suffit d’attaquer la randonnée pour en croiser de moins en moins.
Pour ces 3 jours dans les Blue Mountains, je me retrouve seul. Pas par choix, juste parce que je n’ai pas trouvé des personnes motivées pour m’accompagner. J’avoue qu’au départ ça m’a fait chier, mais au final j’ai pu aller à mon rythme et voir un maximum de choses.
En entrant dans le National Park, je suis direct invité à descendre… descendre… descendre… et dire qu’il va falloir tout remonter après. J’arrive aux pieds des Three Sisters et m’aventure dans la forêt de Leura. Rien de transcendant. Je longe toute la falaise pour atterrir sur le Scenic World, autre point touristique où la nature a laissé place à des attractions. En effet, c’est le point de départ pour remonter vers la ville. Il y a plusieurs issues possibles : les jambes, une railway (16$) et un téléphérique (16$). Je suis jeune, sportif et… sans argent, j’opte donc pour la première solution. La montée est dure mais je peux prendre le temps d’apprécier le paysage. A mi-chemin, je me dirige auprès de la Katoomba Falls, séparée en deux par une partie plate. Des dizaines de Kakatoès se trouvent à cet endroit. Il me reste un peu de pain de mie qu’ils viennent me picorer dans la main. C’est cool.
La longue remontée se termine et il est déjà l’heure de regagner l’auberge avant la prochaine randonnée.



Blackheath

Pour cette nouvelle journée, je reprends le train jusqu’à Blackheath. De là, 3km de marche pour arriver à l’entrée du parc national. Le temps de prendre les informations au Visitor Centre et direction Evans Lookout. En chemin, je croise trois immenses Kakatoès noirs. En recherchant sur internet, on les appelle aussi Microgloss. Magnifique. Le lookout est à l’image de cette région d’Australie, vertigineuse et grandiose. Les mots me manquent, les photos parleront sûrement mieux que moi.





Une autre randonnée se colle à celle d’Evans Lookout : le Grand Canyon. Alors là, je me dis « attention les yeux ». Et j’avais raison… enfin tord… enfin je ne sais pas trop. Oui le spectacle offert est magnifique, mais pas comme je l’attendais. Le Grand Canyon est une boucle au pied d’une montagne. Je me retrouve au milieu d’une végétation tropicale extrêmement dense et humide. La construction du sentier pédestre a laissé au maximum la nature faire sa loi pour le plus grand bonheur des randonneurs. C’est bizarre, j’ai l’impression de dire ça à chaque article, mais cette randonnée reste la plus belle que je n’ai jamais faite.





De retour au village de Blackheath, je suis face à un ultimatum. Il est 14h30. Que faire ? Soit je rentre parce que je suis fatigué et que je n’ai plus beaucoup d’eau. Soit je tente le diable et fais les 8 kilomètres qui me séparent de Hanging Rock, en espérant revenir avant la tombée de la nuit. On m’a tellement vendu de rêve sur ce dernier spot que je ne peux pas passer à côté. La route est longue et sans intérêt. La motivation est difficile à aller chercher. Je regarde sans cesse mon GPS pour savoir où j’en suis. Jusqu’à, enfin, arriver à destination. Je me retrouve bouche bée devant, sans le savoir, Baltzer Lookout. Un point de vue spectaculaire sur un nouveau massif montagneux. Puis j’aperçois un peu plus bas un rocher. Serait-ce… ? Mais oui ! Le voilà ce fameux Hanging Rock. Mais qu’a-t-il de si « fameux » ? En voyant les photos vous me comprendrez peut être… Pour accéder au rocher, il faut faire un petit saut (puisqu’il n’est plus totalement accroché à la montagne). Puis vous longez jusqu’à arriver à la pointe (attention aux bourrasques de vent). Je me suis arrêté à 2 mètres de la pointe. Il n’y a plus grand-chose pour se retenir et quelques centaines de mètres de vide sous vos pieds. La sensation de vertige et d’adrénaline n’a jamais été aussi grande, je vous le promets. Quand on remet les pieds sur la montagne, on se sent vivant. Merci Clément d’avoir vraiment insisté pour que je fasse ce spot. Si tu retournes dans le coin, vas-y, ça vaut vraiment le coup.





A l’image de l’aller, le retour est vraiment long. En arrivant à la gare, je loupe mon train pour 3 minutes. Rageant, surtout que le prochain est dans 1 heure, que la nuit commence à tomber, et qu’il fait froid… Parce que oui, malgré 3 jours de beaux temps sous une chaleur parfaite pour la randonnée, les nuits sont très fraîches (3 à 5°C). Plus de 30km dans les jambes aujourd’hui, inutile de vous dire que la nuit sera bonne.

Wentworth

Troisième et dernier jour dans les Blue Mountains. Sur la route du retour, je m’arrête à Wentworth Falls où une randonnée d’une dizaine de kilomètres m’attend. Je l’avoue, ce matin ça piquait un peu, les jambes sont lourdes. Ça faisait un moment qu’elles n’avaient pas enduré pareilles souffrances.
Tout au long de cette randonnée, plusieurs cascades, par dizaine, sont accessibles. La plus impressionnante est celle de Wentworth. Que l’on se retrouve en haut de la cascade, ou en bas, la sensation reste indescriptible. Les autres cascades sont plus classiques mais, enchaînées les unes aux autres, rendent la randonnée particulièrement agréable.






C’est malheureusement l’heure de quitter cette magnifique région pour regagner Sydney pour quelques jours avant de partir pour la Nouvelle-Zélande.
Si vous venez en Australie et que vous aimez la randonnée, cette parenthèse enchantée est à ne rater sous aucun prétexte !

La bise !