Avant de démarrer mon aventure dans ce pays merveilleux, il
y a eu 30h de transport et 30h de galère. Pourquoi ? Revenons en arrière…
Il est 8h quand je rentre de la Fullmoon Party, 11h lorsque
je me réveille… 3 petites heures de sommeil avant de prendre le bateau pour
rejoindre les terres (3h), puis un bus pour rallier Bangkok (9h), une longue
attente à l’aéroport (4h), un avion pour Manille (3h), encore une longue
attente (6h) pour prendre l’avion jusqu’à l’île de Cebu avec 2h de retard (1h).
Départ à 12h de l’auberge de Koh Phangan pour arriver à 18h sur l’auberge de
Cebu le lendemain. Les micro-siestes n’auront pas suffi, j’arrive fatigué et
qui plus est malade aux Philippines. Ça commence bien…
Au premier abord…
Quelques mots sur les Philippines avant de démarrer mon
périple. De ce que j’ai vu et vécu ici, c’est le pays (ou l’un des pays)
asiatique le plus américanisé et dont l’impact américain et hispanique est
encore très fort du fait des différentes colonisations. Du coup, le Tagalog
(langue officielle) se rapproche fortement de l’espagnol (par exemple tous les
chiffres, ou presque, sont les mêmes) et l’anglais est parlé par la majorité de
la population.
La nourriture reflète aussi cette même idée. Beaucoup de
fastfoods à des tarifs moins chers que dans les autres pays d’Asie.
Comparativement, la nourriture locale et typique asiatique est aussi plus
chère. On mange facilement pour moins de 2€ dans le reste de l’Asie alors que
la plupart des plats commence à 2€ ici. Je n’ai pas vraiment d’explication mais
seules les boulangeries sont très accessibles. La plupart des viennoiseries ne
coûte pas plus de 5 pesos (0,10€). Pour boire… mama mia ! N’allez pas
croire que je suis devenu alcoolique depuis la Thaïlande mais les bières au bar
coûtent à peine 0,50€ et les bouteilles de rhum (local) en magasin sont à moins
de 2€ !
Culturellement, dans l’architecture et le nom des villes, on
se croit en Espagne. Les vieilles églises pleines de charme et d’histoire se
trouvent dans chaque ville. Ces villes justement entre leur nom, celles de
leurs rues et la connotation historique qui se cache derrière n’est pas sans
rappeler l’époque des colonies espagnoles.
Enfin, petite touche moins glamour, le pays est extrêmement
pauvre mais n’est pas forcément des plus accessibles pour nous les touristes.
Les bidonvilles sont nombreux, les enfants mendiants aussi et ça fait vraiment
peine à voir. Pourtant, si c’est un des pays les plus pauvres d’Asie du Sud-Est,
c’est aussi un des pays les plus chers. Les logements, les scooters, les
activités, les transports peuvent varier de +10 à +50% si je compare à
l’Indonésie, la Malaisie ou la Thaïlande. Mais à qui va donc cet argent ?
Sûrement pas aux plus démunies à ce que je vois.
Cebu, l’enfer de la ville et le paradis des terres
Cebu est donc ma première destination des Philippines. Une
île assez grande et vaste qui doit s’étendre sur 200km de long pour 50km de
large. L’arrivée sur Cebu City a été assez désagréable. La ville avec tous ses
mauvais côtés : pollution, bruit, déchets, trafic automobile constant. Les
images de rêves des Philippines, ce n’est pas pour tout de suite. A l’image des
grosses villes sud asiatique, la principale attraction est le centre commercial.
Super ! Heureusement qu’il y a quelques vestiges hispaniques comme la
Basilica del Santo Niño, le Fort de San Pedro et la Magellan’s Cross pour
donner un peu d’âme à cette ville.
Pour apprécier l’île, il vaut mieux descendre plus au Sud et
se diriger vers Moalboal. Une ville plus petite avec un peu plus de charme mais
qui donne surtout un bel accès à la mer. D’ici, vous êtes à distance
respectable en scooter des immanquables de l’île.
Pour 500 pesos (10€), nous avons loué un scooter et sommes
partis tôt le matin (6h) pour Oslob, l’extrême Sud de l’île. Un peu plus d’1h30
de route pour admirer une nouvelle fois les Whale Sharks. Ces requins baleines
que j’avais déjà vues en Australie pour une journée inoubliable à 400€, vont de
nouveau se montrer sous mes yeux pour 20€ pendant 30 minutes. Comment est-ce
possible ? La raison est simple et absolument pas naturel. Comme à
Bunburry (Australie) où les dauphins viennent chaque matin en bord de plage se
faire nourrir par les touristes, les requins baleines viennent à Oslob tous les
matins manger du plancton. Du coup, si en Australie c’est nous qui allions vers
eux, ici ce sont eux qui viennent à nous. On peut dire ce que l’on veut, en
attendant, voir 7-8 Whale Sharks aussi proche (parfois trop proche… Oups, touché !),
c’est absolument impressionnant pour une somme investie totalement dérisoire.
On peut regretter la présence de nombreux touristes… mais pour cette activité
on comprend.
Avoir un scooter permet aussi de se balader à sa guise dans
les terres. Et Dieu sait qu’elles sont belles les terres de Cebu ! Au-delà
des routes, de la mer, de la verdure et des panoramas sensationnels, il y a
aussi de très belles cascades. A commencer par Tumalog Falls, la plus haute et
la plus impressionnante des chutes d’eau de l’île. S’en suis les Inamnbugan
Falls (pardon si j’écorche le nom), moins connue, donc moins de monde sur
place, mais à n’en pas douter la plus jolie dans un cadre idyllique. On s’y
baigne facilement et le massage, quoique violent, de la cascade sur le
rocher est savoureux. Enfin, les Kawasan Falls, cascade la plus connue et donc
la plus touristiques de l’île. Des pontons en bambous sont proposés aux
touristes pour accéder sous la cascade (contre rémunération évidemment), ça
perd de son charme et finalement ça dénature l’endroit qui a pourtant tout pour
lui.
Les belles balades de Bohol
3h de bus, 1h de ferry et 2 nouvelles heures de bus, nous
voici à Tagbilaran, principale ville de Bohol, île voisine de Cebu. Les
présentations étant faites, voyons voir ce qui s’y passe.
La ville est beaucoup plus respirable que Cebu City. Mais
contrairement à cette dernière, il n’y a rien à voir. Il faut donc de nouveau
louer un scooter pour découvrir l’île. Ce sera un semi-automatique et non un
simple scooter, ça change, c’est moins agréable, c’est plus complexe mais ça
change.
Il y a comme un circuit des activités à ne pas manquer sur
Bohol. Disons qu’il n’y a que 2 activités.
La première est la Tarsier Conservation Area. Pour 1€, vous
accédez dans un espace naturel peuplé de tarsiers. Mais qu’est-ce qu’un
tarsier ? C’est un petit singe, tout petit, avec de gros yeux et qui, à
l’instar du koala, passe son temps à dormir et à manger. Aller, avouez quand
même que quand vous voyez cette petite bouille, ça fait craquer ?!
La seconde est le point de vue sur les Chocolate Hills.
Mmmmh des collines de chocolat ! Ne rêvez pas, le chocolat ne se balade
pas dans la nature. Ce sont en fait des dizaines, voire centaines, de dôme
naturels que l’on peut apprécier du haut d’une colline. Leurs formations sont
dues aux coraux et résidus de coquillages puis à l’eau de pluie. Et pourquoi
les avoir nommées « chocolat » ? Allez demander aux historiens.
Alors c’est tout ? Seulement 2 activités ? Bien
sûr que non. Bohol est sans doute l’île la plus agréable pour se balader en
scooter. On peut s’arrêter partout car chaque endroit mérite une photo. Encore
une fois, il y a les habitants des villages, souriants et accueillants, les
enfants, joueurs et un poil chambreurs, tous contribuent à ce que vous passiez
une bonne journée. Ce genre de situation est difficile à décrire, il faut la
vivre pour comprendre.
Cebu, Bohol, c’est fait, maintenant passons une nouvelle
journée de transport pour retourner sur Manille avant de rejoindre le nord de
l’île où se trouve « La 8ème merveille du monde »….
Popop ! Pas si vite ! Le nord de l’île de Manille est montagneux et
la région de Banaue, où se trouve la plus belle rizière du monde, est sous les
nuages et la pluie tombe en abondance depuis plusieurs jours. Et malheureusement, ce n’est pas là
de s’arranger. Perdre 3 jours pour un endroit sans visibilité, passons au plan
B.
La suite demain !




Superbe !
RépondreSupprimerDommage pour la 8e merveille du monde... ! Quel est le plan B ?