Nous nous sommes quittés sur une petite déception au Taman
Negara. Le jour de notre départ, nous avons (enfin) croisé un serpent. Il était
petit mais un serpent reste un serpent. Départ en fin de journée pour
rejoindre, logiquement, les Perhentian Islands le lendemain matin.
Petite aparté au passage. Les gens en font des tonnes et
nous parlent d’une préservation de l’environnement et de la nature en générale…
Alors oui, c’est vert partout, mais vert de quoi ? De champs de palmiers,
pour produire l’huile de palme. Et pour créer ces champs, il a fallu raser une
grosse partie du parc national. Elle est où la protection de l’environnement
maintenant ?
La fiabilité des transports malaysiens…
Pour aller jusqu’aux Perhentian Islands, nous avons opté
pour les transports publics et les compagnies locales. Première étape de Kuala
Tahan à Jerantut (2€) et aucun problème. Deux heures d’attente et bus de nuit
jusqu’à Kota Bharu (10€)… 5h de route au lieu de 8h, ça devrait être cool mais
quand vous arrivez à 3h du matin dans une ville où tout est fermé, c’est moins
marrant. 5h à attendre le 1er bus de ville… on a essayé de trouver
le sommeil à la gare routière et dans une laverie mais que c’était long !
8h, nous rejoignons le centre-ville pour prendre un bus jusqu’à Kuala Besut
(2€). Ici, un bateau est sensé nous attendre… mais rien. Personne n’approuve le
ticket que nous avons acheté (7€) et nous devons rallonger de 3€ pour pouvoir
partir après… 3h d’attente. Une journée à attendre au Taman Negara + 10h
d’attente entre les transports, ça fait beaucoup.
Une arrivée mouvementée jusqu’au paradis
Un peu de vent, une mer relativement agitée et un petit
bateau, voilà le cocktail humide pour rejoindre les Perhentian. On a protégé
nos affaires comme on a pu des vagues que l’on se prenait dans la tronche.
C’est sympa 10 minutes mais 1h ça fait long.
Sur place, pleins d’hôtels et restaurants… tous fermés. On
savait que ce n’était pas la saison mais quand même. On rencontre rapidement 2
hollandais et 1 argentin qui nous suggèrent un hôtel pas officiellement ouvert
mais pouvant nous héberger. Un chalet face à la mer pour 20€ les 2 nuits à 2…
on s’en sort très bien (la photo avec les palmiers est la vue du balcon). Au passage, nous rencontrons notre premier gros
(énorme) lézard.
L’île est bien déserte malgré toutes ces constructions. On
accède à l’autre plage, soit disant festive, et on découvre une poubelle en
chantier. La haute saison commence le 1er février et nous sommes le
28 janvier. Pas de chance.
Les 2 hollandais sont moniteurs de plongée et viennent avant la saison, en repérage. Ils nous proposent gentiment de les suivre sur deux spots le
lendemain. Eux plongent et nous on fait du snorkeling.
Le premier spot est accessible depuis la plage. Beaucoup de
remous rendant la visibilité médiocre. On parvient néanmoins à voir de
magnifiques coraux et plusieurs poissons. Des endroits dignes de la Grande
Barrière de Corail en Australie.
Le deuxième spot se fait en bateau. Là aussi beaucoup de
courant et une faible visibilité. Les coraux sont encore plus jolis. Le cadre est
quasi parfait.
Je ne sais pas ce que donne cette île en saison, mais elle
semble assez bien préservée vue l’état des coraux.
L’après-midi, nous traversons une grosse partie de l’île
pour accéder au village. En route, des lézards et pas mal de bestioles sur un
chemin sinistré au milieu de la jungle, tout en longeant la mer. On se rattrape du Taman Negara. 45
minutes avant d’arriver au village.
Pas un seul touriste mais beaucoup de locaux, surpris de
nous voir sur un coin de l’île souvent snobé par les vacanciers. Le village est
très agréable et vivant (un comble alors que le reste de l’île est désert). Petite
anecdote, afin de protéger les villageois des moustiques, 3 personnes diffusent
une épaisse fumée partout dans le village, des images assez surréalistes. On y
reste jusqu’à la tombée de la nuit avant de prendre un taxi boat pour rentrer.
Demain, retour sur terre…
Encore une longue transition jusqu’à Penang
Nous prenons le bateau tôt le matin pour pouvoir être de l’autre
côté du pays, à Penang, le soir. Le trajet du retour sur terre est très calme,
contrairement à l’aller. Dès notre arrivée sur Kuala Besut, mauvaise nouvelle :
pas de bus pour Penang avant 20h. Et il est 9h. Une longue journée d’attente
dans une ville où il n’y a rien, si ce n’est pas grand-chose. Heureusement qu’une
agence de voyage de la ville nous a laissé squatter jusqu’à 18h.
Une nouvelle nuit de bus, très confortable pour arriver au
petit matin sur Penang.
Penang, presqu’île active et touristique
Penang est située sur la côte Ouest de la Malaisie et est
reliée par deux immenses ponts de 13,5 et 23,5km de long. Il ne rigole pas les
malaisiens. L’île est tellement grande qu’il y a plusieurs quartiers dont ceux
de Georgetown (le plus important), Batu Ferringhi (le plus touristique) et
Bayan Lepas (où se trouve l’aéroport).
Sur le premier jour, nous visitons Georgetown et ses
nombreux monuments plus ou moins historiques. La ville est également envahie par
du street art répartie un peu partout et rendant la visite encore plus agréable.
Beaucoup (trop) de touristes et une population malaisienne en minorité face aux
chinois et indiens, toujours aussi souriants, aimables et respectables… (ironie)
Nous sommes arrivés un dimanche. Malheureusement, nous avons
loupé toutes les activités nocturnes de Penang… Donc pas grand-chose à se mettre
sous la dent le soir.
Deuxième jour dans le parc national de Penang. Une petite
heure de marche pour accéder à la plage de Monkey Beach. En chemin, une jungle
très agréable le long de la plage et de la mer. Assez peu de touristes,
quelques singes et gros lézards, la randonnée idéale.
On se pose quelques heures sur Monkey Beach, le temps de
déjeuner et de savourer cette tranquillité presque parfaite. C’était sans
compter les singes qui nous tournent autours, à l’affût de la moindre
nourriture à piquer.
Sur le retour, on s’arrête à Batu Ferringhi pour apprécier
plage et coucher de soleil avant d’aller sur le marché nocturne. Dans ce
quartier, le taux de touristes monte en flèche. Assez agaçant.
Aujourd’hui, c'est mon premier anniversaire de voyage. On
fête aux côtés d’espagnols, canadiens, irlandais et autres chinois, tous rencontrés le soir même. Une belle
soirée.
Dernier jour avant le départ pour la Thaïlande. Laundry,
Botanic Garden, Penang Hill et Kek Lok Si Temple au programme.
Le linge, on s’en fou, alors passons au Botanic Garden… Nul !
Rien à dire si ce n’est un singe agressif refusant de nous laisser passer.
Direction le point le plus haut de l’île au Penang Hill. Accès
par funiculaire. La vue est sublime à 360°C, on pourrait penser à Rio de
Janeiro avec la mer, les buildings et les monts vert confinés sur un petit
espace.
En fin de journée nous arrivons sur le magnifique temple de
Kek Lok Si. Entre l’heure tardive et quelques travaux, il est malheureusement
fermé. Par l’arrière, nous trouvons une petite ouverture pour rentrer au plus
près du temple. Les monuments sont immenses surtout au sommet avec cette statue
de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Je fais ridicule à côté. A la
tombée de la nuit une partie du temple s’illumine. C’est tellement coloré que l’on
croirait être à Noël.
Dernier plat malaisien avant de refaire nos sacs. Demain
départ à 5h pour Krabi, notre première ville thaïlandaise… J'ai hâte !

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