La parenthèse Phuket est maintenant loin. Une longue journée
de bus puis d’attente, puis de bus, puis d’attente pour finir par un bateau
nous permet de rejoindre l’île de Koh Samui. Si vous regardez une carte, on a
basculé sur la partie Sud-Est de la Thaïlande. Avec Koh Samui, 2 autres îles
seront au programme : Koh Tao et la mythique Koh Phangan où se trouve la
Full Moon Party. Mais nous n’y sommes pas encore…
Tous les inconvénients pour peu d’avantages, welcome to Koh Samui !
Bon, j’y vais un peu fort dans la présentation de Koh Samui.
Mais on en entend tellement parler que l’on peut placer de hauts espoirs.
Situées au Sud des 3 îles précédemment citées, Samui est une grande île avec
beaucoup de collines et où un scooter est nécessaire pour y faire le tour. Le
quartier le plus réputé est celui de Changwen. Toutes les soirées se passent
ici. Alors pourquoi n’ai-je pas vraiment aimé cette île ?
Pour commencer, encore une fois, il y a beaucoup,
énormément, trop de touristes. Ça il fallait s’en douter et être naïf pour
croire le contraire. Le problème, c’est lorsqu’on retrouve le même type de
touriste que sur Phuket. Nous avons quand même eu la chance de rencontrer 2 français
bien sympa et d’être dans une auberge avec une excellente ambiance. Mais qui
dit même touriste que Phuket, dit aussi même population locale. Si les Thaïs de
l’île sont moins agressifs et oppressants, ils restent dans l’état d’esprit
« touriste = argent » et sont assez peu (voir pas du tout) friendly.
L’île est grande, un peu comme Koh Lanta. Mais Lanta faisait
la part belle à la nature et à la vie locale. Sur Samui, c’est la ville avant
tout, similaire au Kuta de Bali, et il n’est pas évident de trouver des
endroits paisibles en bord de plage. Nous n’avons pas eu le temps de faire le
tour de l’île mais du peu que nous avons vu, les resorts, hôtels ou tout autre
logement touristique ont largement pris le dessus sur les locaux.
Pour trouver de la nature, il faut rejoindre les terres… En
scooter c’est assez chaud puisque les routes ne sont pas tout le temps bien
tracées. Encore pire, elles sont adaptées aux 4x4 pour touristes qui proposent
des « safaris » pour faire le tour de l’île en une journée. En
croiser 2-3, pourquoi pas, c’est la loi des endroits touristiques. Mais s’en
taper une cinquantaine sur des chemins où il est impossible de se croiser,
c’est vraiment la merde !
Pour finir, la vie nocturne est assez décevante. Il n’y a
qu’un bar de plage, cher qui plus est : l’Ark Bar. Des spectacles de feu
comme sur Koh Phi Phi mais on ressent beaucoup moins de ferveur ici. Tout le
reste de la vie nocturne se passe en ville. Pourquoi ? Je ne sais pas
alors que la plage est à côté mais bon. Du coup, on se rapproche plus du Patong
Beach de Phuket qu’autre chose. Globalement moins tournées vers le tourisme
sexuel, l’endroit n’en demeure pas moins assez malsain.
Il y a tout de même de belles choses à voir sur Koh Samui.
Notre journée en scooter nous a permis d’apprécier le point de vue sur le
sommet du mont le plus haut de l’île à Jungle Road 360. Oui l’accès est
terrible mais le panorama à l’arrivée est sublime.
Il y a plusieurs cascades à voir dont certaines où il est possible de s’y baigner. Evidemment, on retrouve beaucoup de gens dans ce genre d’endroit.
Il y a beaucoup de plage, normal pour une île, dont une avec deux célèbres rochers « Grandfather » et « Grandmother » (je vous laisse deviner pourquoi). Nous n’aurons vu que le premier.
Enfin, il est possible de voir quelques édifices religieux dont le magnifique Big Buddha, à voir au sunset, et un autre qui surplombe la partie Changwen et l’aéroport.
Après 4 jours sur Samui, petit break à Koh Tao pour
récupérer avant d’attaquer le dur : Koh Phangan.
Koh Tao, le calme avant la tempête
A 3h au nord de Koh Samui, Koh Tao est, je trouve, l’île qui
réunit toutes les caractéristiques pour une destination vacances parfaites. La
nature y est particulièrement bien préservée, il est facile de se déplacer à
pieds (une rue piétonne longe la plage) et en scooter (un axe principal du nord
au sud), les activités sont nombreuses (snorkeling et diving principalement) et
peu cher, enfin il y a une belle petite vie nocturne le long de la plage
principale comme sur Koh Phi Phi.
Deux jours, seulement deux jours où nous restons sur ce
petit coin de paradis. Réaliser un diving sera compliqué mais on peut tester le
snorkeling autours de l’île sur une journée. Départ tôt le matin pour 3 spots
de plongée… Les coraux sont malheureusement très abîmés et gâchent un peu la
satisfaction de voir beaucoup de poissons.
Le 4ème arrêt se fait sur l’île de Yuan Nang, considéré
comme un parc national ultra préservé (entrée à 2,5€, interdiction de ramener
des bouteilles en plastique et canettes). Beaucoup de gens pour un si petit
endroit. Pour apprécier la beauté du paysage, il faut prendre de la hauteur sur
une des deux collines. Bêtement, je choisi celle qui n’a pas d’accès balisée.
L’ascension est délicate, surtout en claquettes, mais avec cette vue ça en vaut
la peine.
Koh Tao est aussi une des îles les plus chers que nous avons
faits. Que ce soit les boissons ou la nourriture, tout est 10% plus cher. J’ai
aussi pris plaisir à reprendre la course à pieds pendant le sunset du 2ème
jour… sûrement pour me donner bonne conscience après toutes les conneries que
je fais subir à mon corps.
Cette courte parenthèse est déjà terminée. Place à la
dernière île thaïlandaise qui ne sera pas de tout repos : Koh
Phangan !
Koh Phangan, l’île parfaite
Je dois dire qu’en arrivant sur Koh Phangan je m’attendais à
4 jours intenses la nuit et de repos mérité la journée. Sur le papier, c’était
le plan, mais il ne faut pas réduire cette île à ses simples activités nocturnes…
Evidemment, Phangan est présenté, à sa juste valeur, comme
le paradis festif. Pour avoir testé une « Floating Party » (pas
terrible), la « Jungle Party » (énorme ambiance), la « Fullmoon
Party » (of course) ainsi qu’une soirée sur la plage de Haad Rin, je ne
peux qu’aller dans ce sens. Tous les soirs, sans exception, une grosse soirée
est proposée. Il y a des affiches partout : Waterfall, Halfmoon, Jungle,
Fullmoon, Pool, Boat, Nature Night… tous les prétextes sont bons pour faire la
fête !
Pour revenir rapidement sur celles que j’ai faites. Il y a
eu la Floating Party, un espace fermé et petit placé sur la mer, un son atroce
(mais vraiment) et une ambiance pas terrible. Je ne peux que vous déconseiller
cette soirée en plus l’entrée est payante (7,5€).
J’ai été à la Jungle Party, un lieu façon village, un spectacle
alliant lumière, pyrotechnie, couleurs et prouesses physiques avant d’attaquer
la fête dans une ambiance de feu malgré un son très violent pour les oreilles. L’entrée
est cher (15€) mais ça vaut le coup.
Enfin, la mythique Fullmoon Party. Peut-être en attendais-je
un peu trop. Déjà il y a l’avant Fullmoon, où tout le monde se prépare, où
toutes les auberges se chauffent, se dessines le corps avec de la peinture
fluorescente… on sent l’ambiance montée petit à petit jusqu’au grand départ
pour la plage de Haad Rin, qui accueille l’événement. Pour la modique somme de
2,5€ nous accédons à la soirée. Une plage pleine à craquer, presque 10 000
personnes confinées sur cet espace, des couleurs de partout, quelques
spectacles et jeux de feu… Oui mais voilà, cela reste une soirée plage. Et
après celles de Koh Phi Phi notamment, il n’y a que le monde en plus et les
couleurs qui amènent un peu d’originalité. Pour le reste, il y a tellement de
bars qui proposent leur musique que je n’ai pas retrouvé la même ambiance et
ferveur homogène que lors de la Jungle Party. J’ai tenu jusqu’à 7h, Geoffrey
jusqu’à 8h, heure à laquelle toutes les musiques se sont coupées. Là aussi,
promesse non tenue. Où est la soirée se terminant en début d’après-midi ? Néanmoins,
pour l’engouement pré-soirée, le prix d’entrée dérisoire et le fait d’avoir
participé à cette fête mythique, la déception est très faible.
Ça c’est pour vous parler des soirées. Mais comme je le disais
précédemment, Koh Phangan ce n’est pas que ça. Loin de là. Il suffit de prendre
un scooter pour s’en rendre compte…
Au Nord de l’île on retrouve des plages paradisiaques,
propres, et loin de toute cette agitation nocturne. C’est tellement coupé de
tout que l’on peut se demander si nous sommes sur la même île.
Dans les terres, il y a de belles montagnes, cascades,
beaucoup de verdure, et des points de vue exceptionnels comme celui présenté en
photo après une rude ascension.
Au Sud de l’île il y a la plage de Haad Rin. Festive la
nuit, détente le jour. La plage est touristique mais très propre. Les nombreux
bars, les infrastructures mises en place (terrain de foot et volley), une mer
sans bateaux, et l’ambiance générale (en mode vacances) rendent l’endroit très
agréable. La ville est non moins sympathique.
A l’Ouest se trouve le port et la vieille ville de
Thongsala. Peu d’activités, si ce n’est le plaisir de la ville et d’un marché
nocturne des plus paisibles.
Nous n’avons pas pris le temps de découvrir l’Est qui doit
être non moins magnifique mais assez éloigné du reste de l’île (1h30 depuis
Thongsala).
Çà et là, toutes les activités pour de parfaites vacances sont
proposés. A des prix très européens (donc relativement cher) il est possible de
faire des balades à dos d’éléphant, des attractions aquatiques à la « Total
Whipout » ou « Slice & Fly » (toboggan qui vous projette en
l’air), des jeux de plages (foot, volley, frisbee, etc), de longues randonnées
au bord de l’eau ou dans les terres, des cours de Muay Thai ou Kick Boxing, et
j’en oublie forcément.
Non franchement, de toutes les îles que l’on a fait, si je
dois revenir avec des amis ou, à une moindre mesure, en famille, c’est sur Koh
Phangan je me dirigerai. L’île thaïlandaise la plus complète.
A peine plus de 3h de sommeil au lendemain de la Fullmoon
Party et il faut déjà plier bagage pour rejoindre Bangkok où je prendrai un
avion en direction des Philippines… Nouveau pays, une petite crève qui s’annonce
et deux longues journées de transport. Vivement l’arrivée à Cebu.








