mardi 26 mai 2015

God save the Queensland

On continu le roadtrip là où je l'avais arrêté, c'est à dire à Cairns. Bonne lecture !

Day 31 : Cairns

Bienvenue à Cairns ! Je découvre au petit matin que j’ai passé la nuit dans une « crocodile risk area ». Je suis comme ça moi, j’impose mon territoire. On vit dangereusement.

On profite de la matinée pour aménager un peu mieux la voiture et aérer les affaires... et là, mauvaise nouvelle, la plupart ont moisies. J’espère que tout partira lors de notre passage à la laverie.
En fin de matinée, on se dirige vers le centre de Cairns pour réserver les activités. Au final nous avons réservé 3 activités pour près de 1000$ ! Un prix conséquent mais surprise, surprise, vous verrez à quoi elles ressemblent un peu plus tard…

L’après-midi, on profite du lagon de Cairns pour se poser en mode détente. Ce fameux lagon. C’est petit mais vu l’emplacement, ça vaut le détour !
Comment vous décrire Cairns ? C’est une petite ville balnéaire remplie de backpackers. C’est un endroit génial pour faire la fête, boire un verre ou deux (ou plus) et se dorer la pilule au soleil. Si vous avez un peu d’argent à dépenser pour le plaisir, c’est THE PLACE TO BE ! Mais faudrait-il encore du temps et de l’argent…. Ça coûte cher de voyager.

A la fin de la journée, on reprend la route pour aller sur Cape Tribulation dans le nord de Cairns où nous passerons la nuit.

Day 32 : Cape Tribulation

Hier nous avons trouvé un « camp » ou plutôt un parking à quelques mètres du ferry. Et oui, pour accéder à Cape Tribulation il faut traverser la Daintree River.

Après avoir traversé ce ferry (qui s’est avéré être une plateforme mobile), on remonte toute la côte. De la verdure à perte de vue et des montagnes ayant pour point de chute la plage. Un décor paradisiaque.
Le paradis se confirme sur notre 1er spot. Un paysage que je qualifierai de « Kho-Lantesque ». Seul bémol : l’interdiction de se baigner. Le risque de croiser un crocodile de mer est trop important dans la région.


Après cette plage magnifique, on fait 2 petites randonnées dans la jungle. Ambiance tropicale avec palmiers et cocotiers.

On s’arrête à une nouvelle plage pour manger le midi. Encore des images carte postale.

Dans l’après-midi, on s’offre une petite croisière sur la Daintree River à la recherche de crocodiles. On en verra 3. Mais c’est des petits. Respectivement 1, 2 et 3 ans. Qu’à cela ne tienne, une belle balade pour clôturer cette journée parfaite.

Pour apprécier le coucher de soleil, on se dirige sur Port Douglas à quelques kilomètres. Depuis Fremantle, je n’ai jamais vu un tel spectacle. Imaginez un port avec en fond des dizaines de montagnes. Absolument merveilleux.


On profite des barbecues de la ville pour acheter tout ce qu’il faut pour faire des gros burgers maison. Ça faisait longtemps que l’on n’avait pas mangé de la vraie viande de bœuf.

C’est la panse pleine que nous reprenons la route vers un camp pour la nuit. Troisième nuit de suite où je dors en tente dans une « crocodile risk area »… serein le type !

Day 33 : Cairns

Pas le temps de déjeuner, on est attendu à 10h pour 2h de wakeboard ! Une grande première pour moi.

Pendant 30 minutes je prends mes marques et mes appuis en me mettant à genoux sur une planche. On ne se moque pas ! C’était très drôle.

Pour les novices, comme moi, le principe du wakeboard c’est de se faire tracter par un câble sur l’eau d’un lac (même principe que le tire-fesse au ski). Les professionnels ont droit à des dizaines de tremplins, tandis que les débutants essais de tenir debout.

Il m’a donc fallut 30 minutes pour maîtriser 3 tours complets. Suffisant pour passer à l’échelle supérieure. A côté, Florian est d’une aisance et fluidité… mais bon, il a de la bouteille dans le milieu.
Place au vrai wakeboard avec la vraie planche de surf… Plif, plaf plouf ! Après 1h de gamelles à répétition, je parviens enfin à tenir debout sur cette foutu planche et à prendre du plaisir. Bon, ce message vaut pour les lignes droites seulement. Parce que dès qu’il s’agit de tourner, c’est la chute assurée.


C’est les cloques aux doigts et les courbatures un peu partout que l’on retourne sur Cairns pour se reposer au lagon. Toujours autant de jeunes, c’est dingues !

Avant de partir, je croise une tête qui m’est familière… un papi sportif… oui mais qui… ne serait-ce pas… oh mais dites moi pas que c’est pas vrai ! Sergueï Bubka ! LA légende vivante de l’athlétisme. Une photo et quelques mots échangés (faut vraiment que je bosse l’anglais bordel) et on quitte ce moment d’anthologie.

Nouveau campement « risqué » avant d’attaquer plusieurs chutes d’eau demain.

Day 34 : Milla Milla

Je ne sais pas pourquoi, mais depuis quelques matins, les réveils sont durs. Un coup de fatigue dans ce roadtrip ? Sûrement. Et puis le wakeboard de la veille a laissé quelques traces.
C’est parti pour les cascades en montagne aujourd’hui.

Après quelques kilomètres, les nuages sont de plus en plus menaçants. Ce qui ne nous empêche pas de faire notre premier arrêt à Milanda Falls, une des plus réputées de la région qui s’avère pourtant être… une merde. Pardon pour le mot employé mais franchement, elle ne fait pas rêver.
Des nuages menaçants, on passe à la pluie. Un midi pas très fun avec l’espoir que le temps change. Et le temps changea ! Le soleil refait son apparition nous permettant de passer une après-midi plus sereine. Trois cascades à voir.

La première, la Milla Milla Falls, une très belle chute d’eau de 18 mètres de hauteur, rien que ça.

S’en est suivi la Zillie Falls, la plus belle de la journée et peut être la plus belle d’Australie. L’eau qui s’échappe vient frapper les rochers pour donner des couleurs incroyables avec le soleil. Par rapport aux autres, elle est totalement entourée de verdure et paraît très naturelle.

Enfin, Ellinjaa Falls, une autre belle cascade laissant place à de belles photos.

Sur la route pour retourner à Cairns, tout est magnifique. Le paysage ressemble à celui du Seigneur des Anneaux, là où vivent les Hobbits. C’est génial ! Avec en prime un avion qui vient arroser ses plantations (car pas accessible en tracteur).

Encore un retour sur Cairns… et celui-là me coûtera cher. 1500$ pour être précis. Le prix de l’acquisition de ma nouvelle voiture. Pourquoi si tôt ? Explications…
Argument 1 : La fin du roadtrip approche et Florian et Audrey ont mis leur voiture en vente. Si un acheteur se présente, il faut bien trouver un moyen de rouler jusqu’à Brisbane.
Argument 2 : C’est la fin de l’aventure pour bon nombre de backpackers. La plupart rentre pour profiter de l’été en Europe et aussi prévoir la rentrée (scolaire et professionnelle) de septembre. Du coup, beaucoup d’offre pour peu de demande. Les prix sont cassés.
Argument 3 : Un Ford Falcon Wagon (break), 189000km (seulement !), dual fuel (essence et gaz (pas cher)), registration jusqu’en Novembre 2015, négocié 1500$ au lieu de 2200$. Avouez que ce n’est pas mal.
Argument 4 : C’est l’Australie ! Si on ne peut pas se faire des petits plaisirs de temps en temps.
Maintenant, on peut dormir sereinement dans la ville et non plus sur des aires de repos (proches des crocodiles).

Demain, la Grande Barrière de Corail nous attend.

Day 35 : Great Barrier Reef

C’est parti pour une journée de bateau sur le plus grand récif de corail au monde. Pour vous donner une idée, ça fait la dimension d’un Londres-Algesiras (Sud de l’Espagne) si j’ai bien compris les informations du capitaine.

Une journée sur un bateau avec snorkeling, petit-déjeuner, barbecue le midi et verre de vin en clôture pour 99$ par tête… c’était une bonne opportunité.

Deux spots de snorkeling au programme. Le premier est incroyable avec énormément de couleurs entre les coraux et les poissons.

Le second est similaire (quoique moins joli) mais il y avait des requins récifs. Et bien qu’inoffensif, quand vous en avez 2 qui tournent autour de vous, ça fait tout drôle. Mais dans le principe, nager avec des requins, c’est top !

A la fin de cette magnifique journée, on reprend la route pour Townsville. Un dernier regard sur Cairns et c’est parti.

On arrive le soir, prêt pour attaquer 2 jours sur Magnetic Island.

Day 36 : Magnetic Island

Ce matin, on est très très juste. On a mal estimé le temps entre l’endroit où on dormait et le ferry. Départ à 10h30 et on se présente à 10h29. Suffisant pour être à l’heure. Ouf !

Avec la route de la veille, j’ai pu constater amèrement que le gaz c’est bien beau sur le papier mais ça consomme quand même beaucoup (42L pour 313km).

Bref, petite parenthèse faite revenons à Magnetic Island, ou plutôt Magnifique Island. Oui encore et toujours ce mot « magnifique », ça en devient lassant j’imagine à force. Toujours est-il que l’île est parfaitement aménagée pour les touristes (ni trop, ni pas assez) ce qui donne une accessibilité facile et un paysage très nature. Après pour ce qui est du snorkeling… quand on a vécu la Grande Barrière de Corail la veille, ça paraît plus fade. En plus il y a des Jellyfish (méduses) et quand on ne peut pas toutes les éviter… ça pique !


A la fin de la journée, on se dirige vers notre backpack pour passer la nuit. C’est l’un des tout meilleur backpack d’Australie situé en bordure de mer. On avait en plus trouvé des prix dérisoires à 10$ la nuit. Une situation trop parfaite. Et c’est bien là le problème. Le prix comprenait un emplacement tente et… c’est tout ! Etant venu les mains dans les poches, il ne nous reste plus qu’à dire Good bye à Magnetic Island !

En arrivant sur la terre ferme de Townsville, on s’informe pour un cinéma mais il est déjà trop tard… Fast and Furious 7 attendra mon retour en France, comme bon nombre de films d’ailleurs.

Day 37 : Townsville

La deuxième journée sur Magnetic Island étant supprimée, on en profite pour se poser sur Townsville. Ça fait du bien une journée sans activités.
Ce matin, c’est journée à la Library pour refaire et imprimer des CV pour mes futures recherches de boulot. Et oui, il faut déjà y penser ! L’achat d’un véhicule est un investissement non négligeable, et pour penser à ma 2ème partie de roadtrip, il faut se refaire financièrement. Mais bon, il reste encore quelques jours de voyage avant Brisbane. N’y pensons pas trop.

Le midi on mange sur le bord de la plage avec pour occupation des dizaines de tortues venant prendre l’air à la surface de l’eau. Un superbe spectacle.

Avant de reprendre la route, je fais mon premier achat pour ma voiture : une petite vahiné senteur « Pina Colada »… Quoi, moi, en manque ?! Nan, juste un peu. Ahah

Trois heures de route pour rejoindre Airlie Beach. Une très belle ville côtière avec beaucoup de jeunes. Ambiance très sympa et détente.
Demain sera une journée un peu spéciale pour moi…

Day 38 : Airlie Beach

Grand soleil. Parfait ? Mais parfait pour quoi ? Pour mon skydive ! J’espère que le soleil sera toujours de la partie à midi. En attendant, petit déjeuner face à la mer. On finit par s’habituer à force.
Bon avant de continuer… Un « skydive » c’est quoi ? En France on dit saut en parachute ou saut en chute libre. Je vais prendre l’avion jusqu’à arriver à 14000 pieds (4km) et… chute libre. Pourquoi à Airlie Beach ? Simplement parce que je vais survoler le plus bel archipel d’Australie : les Whitsunday.

En attendant le départ, je profite du lagon de la ville. Le plus beau du voyage pour le moment. Mieux que Cairns, si si je vous le jure.

C’est l’heure ! L’heure pour la plus grande sensation de ma vie. Et pourtant, pas plus d’appréhension que ça. A force de faire des activités…
Mon moniteur est un irlandais, Cormax. Il fait 12 sauts dans la journée. Il y a pire comme job. On est seulement 2 à monter dans l’avion (en plus des moniteurs respectifs et du pilote évidemment). Je suis avec Nicolas, un autre français.

15 minutes de vol au-dessus de l’archipel des Whitsunday, époustouflant. Et c’est parti pour le saut dans le grand vide. La sensation est indescriptible. Je pense que seuls ceux qui ont déjà vécu cette expérience peuvent comprendre. C’était magique. Entre la beauté du paysage et l’adrénaline de la chute libre, le moment est « wicked », « awesome » et je ne traduirais pas.


Deux bières et une pizza pour se remettre de ses émotions et il faut déjà penser à l’activité du lendemain. Après les Whitsunday dans les airs, place aux Whitsunday dans la mer.

Day 39 : Whitsunday (1er jour)

Grand soleil mais beaucoup de vent. La nuit a été mouvementée. De l’intérieur de la voiture, on pouvait croire à une tempête, mais non.
Rendez-vous au port pour prendre notre bateau, un voilier d’une vingtaine de mètres pour une vingtaine de personnes. 3 jours en mer avec notre skipper Eric, son assistant Shaise et le moniteur de plongée Simon.

Cette croisière sur les Whitsunday est le meilleur souvenir de tous les backpackers ayant fait l’Australie. 3 jours de tranquillité à nager avec les poissons, les tortues dans des fonds marins sublimes et la célèbre plage des Whithaven. Sacré programme en perspective, oui mais…
Il y a environ 2 heures avant d’atteindre les premières îles de l’archipel. Ces 2 heures ont été terrible ! Le vent était monstrueux et provoquait des vagues délirantes. Entre le mal de mer et le froid provoqué par l’eau et le vent, c’était loin d’être une partie de plaisir. On n’avait pas signé pour ça.
Le calme après la tempête. En se rapprochant des côtes, le vent et le remous disparaissent petit à petit. Mais tout le monde à bord est frigorifié. Aller, hop ! Tout le monde à l’eau. Elle est chaude, dieu merci.

Spot du jour bonjour, un régal pour les yeux. Beaucoup de couleurs au niveau des coraux et pleins de poissons. Et je le confirme, on est mieux dans que hors de l’eau.
C’est sur ce bel endroit que je fais ma première plongée en bouteille. On est descendu jusqu’à 8 mètres et c’était vraiment sympa.

Que ce soit sur la plage ou sur le bateau, le temps est frais. Mais on ne va pas se plaindre, l’endroit est paradisiaque.

En fin de journée, on apprécie le coucher de soleil depuis le bateau, avec un verre de vin et un délicieux dîner. On joue aux cartes, on discute avec les gens du bateau, on regarde les étoiles dans le ciel… on profite. C’est ça l’esprit Whitsunday.

On prend position pour la nuit. C’est sommaire mais ça ne reste qu’un voilier.

Day 40 : Whitsunday (2ème jour)

Second jour en mer. Réveil à 7h00 pour le petit déjeuner. Il y a du soleil, j’espère qu’il sera là pour le reste de la croisière. Toujours beaucoup de vent, ce qui nous empêche de suivre l’itinéraire prévu. On reste donc sur la même île et la même côte.

Le premier spot de la journée était moins appréciable que celui de la veille. Beaucoup de remous avec le vent donc peu de visibilité. Suffisamment néanmoins pour voir une tortue. Un moment magique. Rarement une tortue aura été aussi docile. Elle se laissait facilement approcher.

Avec une météo aussi capricieuse, nous avons limité notre après-midi à faire 2 plages. Pas si mal non plus me direz-vous.

On prend le pied marin à suivre le rythme de vie : 7h petit déjeuner, 11h30 déjeuner, 17h30 dîner, 18h30 soirée, 21h bonne nuit les petits !

Day 41 : Whitsunday (3ème jour) :

Il a beaucoup plu cette nuit, ce qui ne m’a pas empêché de bien dormir. Au matin, la météo s’est calmée mais il ne fait pas chaud.
Le skipper nous propose un dernier spot de Snorkeling mais peu seront les courageux à s’aventurer dans l’eau. Et je ne suis pas un courageux.

On bat un nouveau record, le déjeuner à 10h30 ! Avant de retourner, plus tôt que prévu, sur Airlie Beach. On est prévenu, le retour sera pire que l’aller…

L’avantage, c’est que psychologiquement, on est prêt. Et finalement le retour fût plus joyeux que l’aller.

C’est donc content de retrouver la terre que nous mettons un terme cette croisière. Bilan mitigé puisque c’est loin de ce qu’on nous avait promis, mais on a quand même passé 3 jours inoubliables en termes de sensations.
La fatigue se fait de plus en plus sentir et pourtant il faut déjà reprendre la route en direction d’Agnes Water. 8 heures de routes, c’est long, très long. En début de soirée je ne parviens pas à éviter un animal… sans gravité. On verra demain…

Day 42 : Agnes Water

Sans gravité, peut-être mais toujours est-il que ce matin mon pneu est à plat. Bon, c’est chiant quelques jours après avoir acheté la voiture mais c’est les aléas du roadtrip.
(Attention à la partie que vous allez lire, on ne se moque pas !) Je change ma roue en la remplaçant par ma roue de secours. Et que fais-je de l’autre ? Bah je la laisse à côté de la poubelle. Oui vous pouvez le dire « mais qu’il est con ! ». On perd en lucidité après 40 jours de voyage.

Bon, passons cette bêtise qui me coûtera 70$... On reprend la route pour Agnes Water où je vais faire mes 3 premières leçons de Surf. Presque indispensable en Australie.

Notre monitrice est une petite mamie qui s’occupe pendant sa retraite. On est 6 apprentis surfers.
5 minutes de démonstrations et d’explications et on est déjà à l’eau ! Je n’appelle pas ça des leçons mais bon, ça fait plus de temps dans l’eau. Après un petit quart d’heure de chute à répétition, j’arrive enfin à tenir debout sur ma planche. Ça y est, je farte grave. Je peux concurrencer Brice de Nice ! Pour ce qui est de surfer dans des rouleaux sur des vagues de 10 mètres… on attendra un peu.

Trois heures de plaisir entre gamelles et glisses « easy » mais aussi entre soleil et pluie. Encore une fois, la météo n’est pas au beau fixe.

Une fois cette matinée achevée, on reprend la route pour arriver à Rainbow Beach en début de soirée. Demain, on prend le large pour passer 3 jours sur Fraser Island.

Day 43 : Fraser Island (1er jour)

Une nuit difficile et agitée… Je me suis fait réveiller à 1h00 du matin à coups de tambours sur ma voiture. J’ai presque cru que ma vitre allait se briser. C’était un Ranger me disant amicalement de dégager et d’aller dormir ailleurs. Je trouve un endroit à 5km de la ville mais avec le cœur battant la chamade. Un réveil comme ça, ça traumatise…
A la suite de cette nuit difficile, je me lève de bonne heure (6h) pour le petit-déjeuner avant d’attaquer le briefing pour Fraser Island.

Avant toutes choses, Fraser Island, c’est quoi ? Une île. Logique me direz-vous. Les 3 jours programmés sur cette île se feront en 4x4 uniquement (8 par voiture), où nous roulerons sur la plage car pas de bitume sur l’île et dormirons dans un camp rempli de jeune. Voilà le programme.
On apprend qu’Audrey n’est pas dans le même 4x4 que nous. Bon Prince, je lui laisse ma place et me retrouve dans le sien… je n’ai pas perdu au change. Dans ma voiture, tout le monde parle anglais (2 anglaises, 3 allemandes et 2 danois) et on est 2 hommes pour 6 femmes… hihi !

Présentations étant faites, on prend la route pour la plus grande île constituée de sable au monde. Et on commence évidemment par rouler sur la plage. Très cool. Pour le moment je ne conduis pas mais mon heure viendra.

Pour ce premier jour, la météo n’est pas terrible (je le dis chaque jours, mais on est en hiver malheureusement). La matinée se fait uniquement dans la voiture jusqu’au point pour manger. On découvre alors que chaque groupe a sa glacière avec sa nourriture et son menu pour les 3 jours. A nous de cuisiner et surtout de bien gérer l’ensemble pour 8 personnes. Un wrap chacun pour ce midi… c’est peu !

L’après-midi, on se dirige vers le premier point. Une balade de 30 minutes dans la nature avant d’arriver sur un lac. L’eau est froide mais le paysage très joli. On profite un peu jusqu’à l’arrivée de la pluie. Retour aux voitures…

Le second spot est une épave de bateau échoué sur le bord de la plage. Muzza nous explique l’histoire de ce bateau. On prend quelques photos avant de reprendre la route.

Mais qui est ce Muzza ? Un homme totalement fou et déjanté vieilli par son train de vie. Au-delà de ça, il respire la joie, la motivation et la passion pour son métier. Cet homme est captivant et dynamique. Sa phrase préférée « Trust the Muzz ! ».

On découvre le camp où nous passerons les 2 prochaines nuits. C’est un bushcamp qui s’apparente à un camping. Il y a des dizaines de tentes (pour accueillir tous les groupes), douches, toilettes, espace cuisine et même une piste de danse. Tous les groupes réunis, on doit être une bonne centaine. Ça fait très ambiance colonie de vacances.

Préparation du repas asiatique pour ce soir avant d’attaquer la soirée… sans alcool pour nous, on a oublié le goon. Question organisation depuis quelques jours, ce n’est pas vra
iment ça.

Day 44 : Fraser Island (2ème jour)

Il a plu toute la nuit. Et pourtant ce matin, grand soleil, tant mieux !
Pour la première fois depuis… longtemps, on cuisine au petit déjeuner. Des œufs brouillés, classique mais efficace.

C’est le ventre plein que l’on reprend la route à la découverte de l’île. On commence avec Elli Creek, une rivière magique. Enfin, rien de magique en soi, mais le fait de se laisser porter par le courant, dans un décor très boisé et ce jusqu’à la plage donnant sur la mer. Moment frais mais incroyable.

Le petit wrap pour tenir jusqu’à ce soir et on attaque l’après-midi.

Un « lookout » (vue panoramique) pour commencer, celui d’India Head. Une vue splendide sur toute la côte avec la mer venant frapper les rochers. De ce spot, on a même aperçu un dauphin… ou un requin, les gens sont dubitatifs.

On continue de remonter l’île pour arriver aux Champagne Pools. Ce sont deux « pools » (piscine en français, mais ce n’est pas vraiment ça) collée à la mer, que seuls quelques rochers séparent. Le terme Champagne a été utilisé car tout autour des bassins, on trouve des sortes d’éponges qui crachent de l’eau. Cet endroit est magnifique, surtout quand le soleil revient et nous offre un arc-en-ciel.

Avant de retourner au camp, on tombe sur une supérette pour acheter des souvenirs… non je plaisante, pour acheter de quoi boire et profiter de la soirée !

Après un excellent barbecue, place à la Party Tonight !

Day 45 : Fraser Island (3ème jour)

Réveil aux aurores à 6h30… Très difficile. On déjeune rapidement et on pli bagages pour laisser le camp propre.

L’ensoleillement est parfait pour se diriger au lac McEnzie. Et aujourd’hui, c’est moi qui pilote. C’est génial de conduire une voiture autant préparée pour ce type de route. Je me suis régalé.

Quand on arrive sur le lac, le plus bel endroit de l’île, les nuages sont de retours. On parvient quand même à apprécier la couleur magnifique de l’eau. Petit truc en plus du lac : vous pouvez vous laver dedans. Etalez vous du sable sur le corps puis rincez vous et votre peau sera douce comme une peau de bébé ! Le pire, c’est que ça marche vraiment.

Un dernier wrap pour la route et il est l’heure de rentrer sur terre. Même si le soleil n’était pas toujours présent, humainement, c’est l’un des meilleurs séjours d’Australie. En plus j’ai pu travailler mon anglais.


Direction Noosa, la dernière étape avant l’arrivée sur Brisbane.

Day 46 : Noosa

Petit déjeuner sur un endroit magnifique donnant une vue sublime de la mer.
Noosa est une ville balnéaire (une de plus) abritant un parc national où l’on peut trouver des Koalas sauvages. Il faut les chercher, mais on en a vu un. Comme un koala passe son temps à manger et dormir, on est tombé sur la deuxième phase, l’heure de la sieste.

Ça sent vraiment la fin du roadtrip… Je laisse Florian et Audrey profiter de leurs derniers moments ensemble et je reste l’après-midi pour déposer quelques CV dans la ville. Ça ne va pas être si évident de trouver du travail. Comme c’est l’hiver, la saison est creuse donc peu de boulot.
En fin de journée, je prends la route pour Brisbane.

Mon passage à Brisbane fût bref et expéditif puisque je dois descendre jusqu’à l’Etat du New South Wales pour mettre les papiers de la voiture à mon nom… impossible de le faire en ligne.

Dodo en solo sur une aire de repos.

Day 47 : New South Wales

On est le 22 mai, jour de départ pour Audrey… l’aventure s’arrête pour elle et ça donne envie de rentrer pour revoir tout le monde. Mais mon heure n’est pas encore venue.

La distance est assez courte entre Brisbane et la frontière du NSW (100km). Je parviens à faire mes papiers dans la matinée avant d’attaquer la route retour.

A une vitesse modérée de 100km/h sur l’autoroute, j’entends un léger bruit de roulement avant de sentir mon flanc arrière droit me lâcher… En Warning sur le bas-côté je constate que mon pneu a explosé ! Et comme je n’ai pas de roue de secours (oui oui, souvenez vous elle est à côté d’une poubelle plus au nord), c’est la mouise.
Une dépanneuse arrive et me remorque jusqu’à un parking. Par chance et par intelligence du gouvernement australien, cette assistance est gratuite.


A moitié soulagé, je pars à la recherche d’une nouvelle roue de secours avec Florian. On fait toutes les casses de la région, en vain. Ce n’est pas aujourd’hui que je reprendrai le volant.
Dodo dans la voiture à 10 minutes de Brisbane.

Day 48 : Brisbane

Dès le matin, on se présente devant un manufacturier de pneu avec la roue explosée. Pour 80$, il me change mon pneu. Je peux de nouveau rouler.
Dans la matinée, je trouve sur un internet une roue de secours. La personne me l’offre contre 70$, ça fait des sous, mais au moins je suis tranquille. Tout rentre dans l’ordre.

Je prends 2 nuits dans une auberge de jeunesse. Piscine, bar, cuisine, terrasses, parking, à 10 minutes du centre-ville… parfait pour me reposer un peu. Un peu seulement parce que les dortoirs de 30, ce n’est pas l’idéal.
Je découvre le CBD (centre-ville) de Brisbane l’après-midi. Très piéton et très sympa. Il y a des similitudes avec Perth.

Le soir, on bouge sur le quartier de la Fortitude Valley. Un peu plus excentré mais toutes les boîtes et les bars se trouvent dans le coin. Et il y a du très très bon potentiel sur Brisbane (comprenez cette phrase comme bon vous semble).

Day 49 : Brisbane

Réveil musculaire avec Flo. La reprise pique légèrement… mais ça fait du bien.

L’après-midi on se pose au lagon de Brisbane dans un quartier super sympa. Ce qu’il y a de bien dans cette ville, c’est que tout peut se faire à pied. Des fois il faut marcher une grosse demi-heure mais ça reste très correct.

Le soir, on retrouve Anthony et Guillaume (souvenez vous les gars du début du roadtrip) pour se faire un barbecue dans un des parcs de la ville.

Day 50 : Gold Coast

Avant de penser boulot, je veux profiter jusqu’à mon anniversaire. Donc on descend quelques kilomètres au sud de Brisbane pour faire un des parcs d’attraction de la Gold Coast. A l’hunanimité, on choisit « Movie World ». Le parc de Warner Bros avec pas mal de manèges à sensation forte.
Première douche froide : le prix. 90$, ça fait très cher mais bon, pour la journée, ça peut être sympa. Arrêtons de penser à l’argent et amusons nous.

On commence par les activités « Batman » c’est amusant, surtout quand il n’y a pas grand monde. On poursuit avec Superman, puis Scooby-Doo avant de se rendre compte que… bah le tour est fait. Les deux meilleures attractions sont fermées et on comprend vite qu’on s’est fait avoir. Les français pigeons sont de retours.

Arriver au parc à 10h et repartir à 14h… c’est très moyen.

Direction plus tôt que prévu sur Surfers Paradise. Une ville avec d’immenses immeubles en bord de mer. Autant au début du voyage je n’appréciais pas ces villes, autant maintenant la vie en ville me plait. La plage est magnifique face mer et affreuse face buildings mais on s’y fait.

C’est tout pour aujourd’hui. Demain, jour de mes 24 ans (j’avoue ne pas y penser), je vais distribuer quelques CV dans la ville car je m’y vois aussi bien vivre qu’à Brisbane.
C’est aussi ce jour où je mettrai officiellement un terme à ce magnifique roadtrip. Beaucoup de souvenirs inoubliables… mais je ne suis pas encore à l’heure du bilan. Encore une journée, profitons-en !

Day 51 : Surfers Paradise

Et ce jour a démarré de bonne heure. A 6h je me lève au taquet pour profiter du magnifique levé de soleil sur la plage. Ça sera mon cadeau d’anniversaire de la journée… et ce n’est pas si mal !

On profite du soleil qui nous est offert pour petit déjeuner et se dorer la pilule. Que c’est agréable de ne rien faire, de ne pas bouger et de profiter des moments les plus simples.
Le midi je balance une vague de CV sur internet, au cas où ça peut passer. Et on reprend la route pour Brisbane. Rien d’extraordinaire sur Surfers Paradise alors autant retourner vers la grosse ville.

Sur Brisbane, je vais directement au backpack pour réserver mes 2 prochaines semaines. Ça me rappelle Perth quand j’avais réservé mes premiers jours en Australie. Ça sent le nouveau départ et, en quelques sortes, c’est un nouveau départ.
Demain premier entretien pour un restaurant italien, et je commencerai à postuler à droite à gauche pour trouver du boulot pour les semaines à venir.

C’est désormais officiel, après ces 11 pages de rédaction, je mets un terme à cette première partie de voyage ! J’espère que vous avez réussi à lire jusqu’au bout ce long article.

Je vous souhaite à tous une excellente journée et surtout profitez bien des beaux jours qui arrivent. Ici c’est l’hiver, donc vos températures sont supérieures aux nôtres.


Je vous embrasse !

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